Résumé

Alaeddine Haïdar À Angora auprès de Mustafa Kemal

C'est pour cela qu'on y respire... on y sent le soulèvement d'un peuple pour son indépendance.
«Quand je vois ce peuple qui a pris les armes, me disait un Suisse, sous-directeur de la Banque Ottomane d'Inéboli, il me vient involontairement à l'esprit les guerres d'indépendance de nos aïeux à l'époque de Guillaume Tell... On sent ici un idéal, une résolution de vivre qui est indescriptible et que l'on ne saurait comprendre ni à Constantinople -dont la population dort ou ne pense qu'à spéculer—ni en Europe.»
C'était l'opinion d'un étranger nouvellement arrivé en Anatolie.
Source : Gutenberg

Alaeddine Haïdar À Angora auprès de Mustafa Kemal

Plus nous avançons, plus le paysage devient pittoresque.
Jamais, à Constantinople, je ne m'étais douté que l'Anatolie cachait de si beaux sites égalant en magnificence ceux du Tyrol ou de la Suisse.
Maintenant ce ne sont que des montagnes plus hautes les unes que les autres. La voiture gravit la chaussée qui suit les vallées où grondent des torrents, où jaillissent des cascades; et partout des sapins exhalant un parfum odorant.
Source : Gutenberg

Alaeddine Haïdar À Angora auprès de Mustafa Kemal

«A Stamboul, où l'on chérissait la France, règne la terreur hypocrite des Britanniques, qui s'efforcent de saper l'œuvre française établie en Turquie depuis des siècles.»
Stamboul... l'Anatolie... quels contrastes! Quels aspects!
Tandis qu'ici l'âme turque se sent morfondue, là-bas, sur la terre indépendante encore, on respire la liberté, la liberté de vivre!
Source : Gutenberg

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