M. le comte A. de Moustier

Résumé

M. le comte A. de Moustier Le Tour du monde

Brousse est la perle de l’Anatolie ; abritée au midi par les forêts et les rochers de l’Olympe qui fournit à ses fontaines le tribut d’eaux abondantes, elle domine une vallée d’une admirable fertilité ; en été, les brises de la mer et celles des montagnes viennent tempérer la chaleur ; une ceinture de rands arbres, cyprès, platanes, peupliers, châtaigniers, l’enveloppe, prolongeant ses ramifications à perte de vue parmi les bois de mûriers qui couvrent la vallée, et, dans l’intérieur même de la ville, à l’entour de chacune des mosquées
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M. le comte A. de Moustier Le Tour du monde

C’est un fait universel dont les résultats se montrent partout, en Turquie ou en Chine, aussi bien qu’en Europe. Chez nous on a le bon esprit, aujourd’hui, d’imiter les modèles que nous ont laissés nos ancêtres ; mais, sur les rives du Bosphore, on n’en est pas encore là ; nos goûts français d’il y a cinquante ans y dominent. Une commode de noyer et des fleurs artificielles dans des vases d’albâtre viennent chaque jour, à Constantinople, prendre, dans les maisons élégantes, la place des vieux meubles nationaux.
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M. le comte A. de Moustier Le Tour du monde

Au coucher du soleil, après dix heures de marche, Brousse nous apparaît comme une guirlande de minarets et de coupoles suspendue aux flancs de l’Olympe. Il nous faut, avant d’y pénétrer, gravir une pente pierreuse ; et bientôt notre petite troupe s’engage dans les galeries obscures du Bazar, puis dans une suite de ruelles étroites et escarpées.
Traverser une ville à la nuit tombante, n’est pas le moins pénible des labeurs réservés au voyageur qui explore la Turquie. Point de lumières dans les rues, pas de boutiques pour projeter une lueur au dehors
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