J.-V. de La Roière

Résumé

J.-V. de La Roière Voyage en Orient, par M. Delaroière (1836)

Ici commence la culture de la vigne qui se continue jusque dans le voisinage de Jérusalem ; les ceps ne sont pas soutenus, mais rampent sur la terre ; les raisins sont d'une beauté et d'une bonté remarquables; leurs grandes grappes, formées de grains alongés, brillent comme l'or et sont transparentes comme l'ambre. Quand elles sont cueillies depuis quelques heures, la surface des grains devient visqueuse et comme recouverte de sirop ; on dirait que le sucre en sort par tous les pores; en les mangeant, le palais n'a rien à envier à l'oeil.
Source : Gallica

J.-V. de La Roière Voyage en Orient, par M. Delaroière (1836)

Les maisons peintes de toutes couleurs font aussi un effet plus agréable au milieu d'une verdure changeante , que si l'on ne voyait partout que les productions de l'homme. Au milieu de tout cela se remarque, comme demeure du souverain , le Sérail ; ce palais, partout connu de nom, effrayant par les têtes qu'on attache à sa porte et par les cruautés dont il fut si souvent le témoin , ressemble à un jardin immense, à un jardin grand comme une ville entière, où on ne voit pas seulement un palais, mais des palais jetés partout, sans ordre et avec profusion, tous gracieux, légers et élégans.
Source : Gallica

J.-V. de La Roière Voyage en Orient, par M. Delaroière (1836)

Quand, de cette désolation matérielle, on s'élève à la désolation morale, la tristesse qu'on en ressent n'a plus de bornes. Les Grecs esclaves des Turcs faisaient pitié, les Grecs libres font horreur ; leur vie est une continuité de vols et de rapines, et leurs passe-temps sont des incendies et des assassinats. Nauplie, le siége du gouvernement, n'offre pas de sécurité à un quart de lieue hors de ses portes, et ne serait plus lui-même que cendres et ruines sans les troupes françaises qui l'occupent.
Source : Gallica

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