Résumé

A. d’Assier Les Inondations du bassin de la Garonne…

Vers cinq heures du soir, lorsque le fleuve commença de se déverser sur le quai Dillon, une émotion indescriptible gagna tous les esprits ; chacun comprenait qu’aucune force humaine ne pouvait désormais conjurer le fléau et empêcher la destruction du malheureux faubourg. Entre six et sept heures, un horrible craquement se fit entendre ; le pont Saint-Michel venait de s’abattre. C’était à la fois une nouvelle masse d’eau qui arrivait, et de nouvelles épaves venant s’ajouter à celles qui depuis le matin se ruaient comme autant de béliers sur les arches du Pont-Neuf.
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A. d’Assier Les Inondations du bassin de la Garonne…

En face, de l’autre côté du fleuve, s’étendait une petite ville d’une vingtaine de mille âmes connue sous le nom de faubourg Saint-Cyprien. Trois ponts relient le faubourg à la métropole ; au centre, le Pont-Neuf, aussi remarquable par son élégance que par sa solidité, aux deux extrémités deux ponts suspendus, le pont Saint-Michel et le pont Saint-Pierre. De larges quais bordent les deux rives du fleuve, mais malheureusement ne se prolongent pas assez en amont, et laissent ainsi une porte ouverte aux inondations toutes les fois que la crue dépasse certaines limites.
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A. d’Assier Les Inondations du bassin de la Garonne…

Bientôt la petite ville du Mas d’Azil, située sur la rive droite du gave, est menacée à son tour. L’eau se précipite dans les rues avec une rapidité foudroyante ; en un clin d’œil, tous les rez-de-chaussée sont inondés, dans beaucoup d’habitations les épaves flottent jusqu’à la hauteur du premier étage. La circulation devient impossible, chacun est assiégé dans sa demeure ; cependant, comme à Saint-Girons, les maisons tinrent bon, aucune vie humaine ne fut en péril. Il n’en fut pas malheureusement ainsi dans les autres localités situées entre le Mas d’Azil et l’embouchure de l’Arize.
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