A. d’Assier, Les Inondations du bassin de la Garonne…
“ Vers cinq heures du soir, lorsque le fleuve commença de se déverser sur le quai Dillon, une émotion indescriptible gagna tous les esprits ; chacun comprenait qu’aucune force humaine ne pouvait désormais conjurer le fléau et empêcher la destruction du malheureux faubourg. Entre six et sept heures, un horrible craquement se fit entendre ; le pont Saint-Michel venait de s’abattre. C’était à la fois une nouvelle masse d’eau qui arrivait, et de nouvelles épaves venant s’ajouter à celles qui depuis le matin se ruaient comme autant de béliers sur les arches du Pont-Neuf. ”
