Résumé

Portrait de Stanislas Meunier Stanislas Meunier La crue de la Seine et la géologie hydrologique

La vue d’une rivière qui coule selon son thalweg nous amène bien vite à la considérer comme un organe, remplissant une fonction parfaitement définie, dans l’ensemble des phénomènes qui assurent à la Terre un équilibre mobile. La rivière est l’agent de décharge des régions exondées, à l’égard de l’eau que l’atmosphère apporte à leur surface sous les formes multiples de pluie, de neige, de grêle et aussi de vapeurs qui se condensent en rosée, en gelée blanche ou en givre.
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Le torrent, dit-il, se précipite vers la vallée ; mais, dans cette course furieuse, les couches superficielles sont culbutées les unes au-dessus des autres et, chose étonnante, elles acquièrent plus de force à mesure qu’elles perdent leurs armes, c’est-à-dire leur énergie virtuelle. Rencontrent-elles un obstacle sur leur passage, aussitôt les couches se superposent avec une effrayante rapidité ; elles écument de fureur devant la barrière et bien souvent finissent par emporter celle-ci dans l’abîme.
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On voit aussi que les filets d’eau ne sont pas seulement causés par la collection, dans un sillon, de l’eau de pluie qui a ruisselé sur la surface géométrique du sol, mais (pour une part variable d’un point à l’autre) par la réunion à cette eau sauvage du liquide qui a pénétré dans la terre et qui en ressort sur le flanc des dépressions. Il faudra revenir sur ce fait capital.
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