Résumé

Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

Lorsque les eaux sont limpides et n’éprouvent pas de crues violentes, c’est de la tourbe et non plus du gravier qui se dépose. On en trouve au fond de presque toutes les vallées de la Champagne. Au contraire, dans un bassin à crues torrentielles, le terrain se creuse et se ravine de plus en plus. Les cours d’eau travaillent donc sans cesse, quoiqu’avec une lenteur infinie, à modifier la forme et l’étendue des vallées qu’ils parcourent. C’est surtout sensible quand l’homme s’avise parfois de changer le lit qu’une rivière s’est creusé avec le temps.
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Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

Sauf la large fissure par laquelle le fleuve s’écoule vers la mer, le sol se relève dans toutes les directions autour de Paris. C’est auprès de Paris aussi qu’apparaissent à ciel ouvert les assises de terrains les plus modernes. Suivons la Seine depuis sa source jusqu’à la Manche. D’abord dans le Morvan tout est granit et porphyre avec une maigre couche de diluvium, le sol est montueux; dans chaque pli de terrain coule un mince ruisseau qui se précipite de cascade en cascade au fond de vallées sinueuses et resserrées.
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Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

L’oolithe, — ainsi nommé parce qu’il se compose de petits grains ovoïdes assez semblables à des œufs de poisson, — est un sol spongieux qui absorbe les eaux de pluie et ne présente par conséquent qu’une surface desséchée. De distance en distance y jaillissent cependant au fond des vallons de belles sources alimentées par les suintemens qui filtrent à mi-côte sur des bancs glaiseux. Dans les vallées, au bord de l’eau, la végétation est belle; les habitations s’y entassent comme si la place manquait pour bâtir.
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