Résumé

J. Clavé Études de Météorologie forestière

Dans un pays dénudé, le sol s’échauffe rapidement, échauffe l’air ambiant, qui se dilate, s’élève et absorbe sans les condenser les vapeurs que les vents de la mer entraînent avec eux. Ces vapeurs ne se résolvent en pluie que lorsqu’un vent contraire, venant arrêter le courant primitif, en comprime les couches, qui abandonnent alors l’eau qu’elles contiennent. En région boisée au contraire, l’air ambiant ne s’échauffe pas, et l’humidité qu’il contient se condense naturellement et sans perturbation atmosphérique.
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J. Clavé Études de Météorologie forestière

II Nous venons d’exposer brièvement les lois qui règlent les mouvemens généraux de l’atmosphère ; mais l’action de ces lois se modifie suivant les circonstances où elles s’exercent, et l’on peut dire que, si la pluie se forme sous l’équateur, ce sont les accidens locaux qui en déterminent la chute dans nos pays. L’atmosphère est dans ce cas comme une éponge imbibée dont la moindre pression lui fait abandonner l’eau qu’elle contient. Parmi ces accidens, la présence des forêts est prépondérante, et c’est elle que nous nous proposons d’étudier ici.
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J. Clavé Études de Météorologie forestière

En forêt, le refroidissement et réchauffement se produisent avec plus de lenteur, la température y est plus égale du jour à la nuit, d’un jour à l’autre, de saison à saison ; les chaleurs et les froids subits, s’ils n’ont pas de durée, ne s’y font pas sentir, — d’où l’on peut conclure que, si les forêts tendent à abaisser la température générale d’un pays, par contre elles en diminuent les écarts et en éloignent les météores dangereux.
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