Résumé

J. Jamin Le verglas du 23 janvier

Aujourd’hui le fait n’embarrasse plus les physiciens ; fondre la glace, c’est séparer les molécules qui adhéraient entre elles, c’est faire un travail mécanique qui exige une dépense de force ou de chaleur. Toute celle que le foyer fournit est employée à accomplir ce travail, à opérer cette fusion. Entre l’eau solide ou liquide, il n’y a d’autre différence que l’absorption ou la restitution de la chaleur latente. A zéro, elle prend indifféremment les deux états : donnez à la glace 80 calories, vous en faites un liquide ; reprenez -les à l’eau, vous avez de la glace.
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J. Jamin Le verglas du 23 janvier

Les animaux n’ont pas été plus épargnés que les plantes : des alouettes ont été fixées au sol, rivées dans le verglas par les pattes ou par la queue. Dans la Champagne, on trouva des perdreaux gelés, debout dans un linceul de glace, et l’on ne peut s’empêcher de comparer cet ensevelissement glaciaire à celui qui, aux époques géologiques, a surpris les mastodontes qu’on retrouve aujourd’hui sur les bords de la Lena. Eux aussi se présentent debout, le nez en l’air, serrés dans un vêtement de glace, non de neige, comme s’ils avaient été surpris par un immense verglas.
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