Résumé

Fernand Papillon La Chaleur et la vie dans les animaux

Cette force supérieure qui, commandant à toutes les plus hautes activités de l’animal, décide, suspend, interrompt, rétablit et règle la transformation elle-même de la chaleur en mouvement, qui, s’affirmant indépendante au dedans de nous-mêmes, et de quelque antique nom qu’on l’appelle, âme, volonté ou liberté, reste la plus indéniable, quoique la plus mystérieuse certitude de notre conscience, cette force proteste contre la réduction de la vie cérébrale au mécanisme.
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Fernand Papillon La Chaleur et la vie dans les animaux

Le concert des diverses parties de l’organisme et des fonctions qu’elles accomplissent est si grand que le moindre trouble s’y répercute et porte partout le désordre. Le système nerveux, chargé de maintenir la communication harmonique de tous les points de l’animal, a le premier connaissance de l’accident survenu, et en transmet de tous côtés l’impression anormale. Il n’est pas le générateur de la chaleur animale, mais il en est le régulateur, c’est-à-dire qu’il en dirige et en surveille en quelque sorte la production et la distribution au gré des besoins variables de l’économie.
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Fernand Papillon La Chaleur et la vie dans les animaux

Lorsqu’un animal est soumis aux effets toxiques de la chaleur, il présente une série de phénomènes constans et caractéristiques. Il est d’abord un peu agité, puis haletant, ses mouvemens respiratoires et circulatoires s’accélèrent, il s’échauffe peu à peu par la circulation qui, en charriant incessamment le sang de la périphérie au centre, y transporte aussi la chaleur, puis à un moment donné il tombe en convulsions, les battemens de son cœur s’arrêtent, et il s’éteint en poussant un cri.
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