F.-L. Bardeau

Résumé

F.-L. Bardeau De la chaleur animale

Cela est vrai, car l’œuf à son origine n’est autre chose qu’une cellule simple. Plus tard, c’est-à-dire après la naissance, le nouvel être introduit dans son intérieur des matières nutritives, matières qui, après la digestion, se déposent dans le sein des tissus pour se transformer en éléments organisés analogues à ceux de ces mêmes tissus. À cette époque de la vie, la force d’assimilation l’emporte sur celle de décomposition, et, non-seulement le jeune sujet s’entretient, mais encore il grandit et prospère. Enfin, vient l’âge adulte. Que se passe-t-il alors dans l’organisme animal ?
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F.-L. Bardeau De la chaleur animale

Lorsque l’homme et les animaux se trouvent dans un milieu dont la température est plus élevée que celle qui leur est propre, il semble, au premier abord, qu’ils doivent acquérir de la chaleur. Il n’y a plus ici, en effet, de rayonnement, et s’il y en a, ce n’est plus pour soutirer du calorique au corps, mais pour lui en fournir. C’est ce qui avait fait penser autrefois à la plupart des physiologistes, que les animaux ne pouvaient vivre dans une atmosphère dont la température dépassait 37 à 38 degrés centigrades.
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F.-L. Bardeau De la chaleur animale

Il y a sans cesse, avons-nous dit, de l’oxygène introduit dans l’organisme, et d’après la quantité consommée, on peut évaluer la quantité de chaleur produite. Mais, s’il y a complication d’un travail mécanique, une partie de la chaleur est dépensée à cet effet ; c’est ce qui a fait considérer l’homme et les animaux comme des moteurs qui produisent le travail à l’aide de leurs muscles, en dépensant de la chaleur exactement comme des machines à feu. Sous ce rapport, les êtres vivants sont bien supérieurs aux machines, car, pour effectuer le même travail, ils brûlent beaucoup moins de charbon.
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