Résumé

Auguste Marie Langlois Contributions à l'étude du sommeil naturel et artificiel (1877)

C'est la période déplétive du cerveau, c'est le véritable moment réparateur, et comme l'a dit Cl. Bernard, tout organe qui repose est anémié.
A la fin de la somnolence, quand les excitants extérieurs, tels que la lumière traversant les cils, le frottement des draps, amènent des mouvements réflexes, nous entrons dans la dernière phase, qui est celle du réveil.
A ce moment nous nous étirons les membres, ce qui a pour but d'accélérer la circulation périphérique; nous nous frottons les yeux, ce qui excite les vaso-moteurs et ranime les couches optiques par l'intermédiaire des nerfs du même nom.
Source : Gallica

Auguste Marie Langlois Contributions à l'étude du sommeil naturel et artificiel (1877)

Lorsque Lavoisier, la balance en main, prouva que la combustion n'est pas une destruction, mais une combinaison, il créa une ère nouvelle. Et la chimie nous démontre que si la combustion est une combinaison, il n'y a pas de combinaison sans élévation de température. Donc les oxydations qui se font dans l'intimité des tissus sont la source du mouvement, et cette source est alimentée par l'oxygène du globule rouge ; par conséquent, pas d'oxygène, pas de mouvement. La présence de ce gaz est
même nécessaire à l'accomplissement des mouvements extérieurs qu'on observe chez certains végétaux.
Source : Gallica

Auguste Marie Langlois Contributions à l'étude du sommeil naturel et artificiel (1877)

Sous l'influence du sommeil, les respirations diminuent d'environ un quart, et cela doit être ainsi.
En effet, dans quelles circonstances et dans quel but les mouvements thoraciques sont-ils accélérés?
Chacun sait que pendant l'effort, on fait des inspirations profondes, le sang oxygéné à point permet plus facilement le travail des muscles mis en jeu. Et comme il est nécessaire que pendant l'activité les tissus les plus profonds respirent largement, le gaz vivifiant doit être apporté en plus grande abondance, ce qui est facilité par l'accélération des respirations et de la circulation.
Source : Gallica

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