Résumé

Édouard Mathieu Expériences sur le rôle des gaz dans les phénomènes de coagulation… (1875)

La combinaison qui se produit à la température ordinaire entre la globuline et l'acide carbonique est assez instable. Un courant d'air ou le passage d'un gaz neutre, hydrogène, azote, etc., déplace l'acide carbonique et désagrége le précipité qui se redissout peu à peu ; au contraire, une température de 100°, l'immersion dans l'eau chaude ou dans l'alcool, rendent définitive la combinaison de la globuline avec l'acide carbonique. Le caillot après l'action de la chaleur décomposé toujours l'eau oxygénée, mais un courant d'air n'est plus capable de le faire disparaître.
Source : Gallica

Édouard Mathieu Expériences sur le rôle des gaz dans les phénomènes de coagulation… (1875)

Si on dilue le sang avec modération, les coagulums spontanés se forment vite, parce que les globules se dissolvent et répandent leur acide carbonique dans le liquide; au contraire, si on l'étend de 12 ou 15 volumes d'eau, la chaleur même ne le coagule plus, la diffusion dans l'atmosphère des gaz en dissolution aqueuse y a mis obstacle. Enfin le repos rend la coagulation inévitable, quoiqu'il la ralentisse, tandis que le battage accélère la défibrination du sang, alors que la vitesse de la circulation dans les vaisseaux en assure la fluidité.
Source : Gallica

Édouard Mathieu Expériences sur le rôle des gaz dans les phénomènes de coagulation… (1875)

Plus nous avançons dans cette étude, plus notre conviction s'affermit : la coagulation du sang est due à l'acide carbonique, et pendant la vie les globules sanguins fixent ce gaz et lui servent de moyen de transport, jusqu'au moment de son élimination. L'affinité des globules pour l'acide carbonique se montre supérieure à celle de la fibrine, et comme la première n'est jamais satisfaite dans les conditions normales, l'action coagulante du gaz exhalé par les tissus ne trouve pas à s'exercer.
Source : Gallica

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