Rigidité cadavérique

Définition et enjeux

Marcellin Camboulives L'homme et la femme à tous les âges de la vie… (1890)

La rigidité cadavérique compte aussi parmi un des signes éloignés de la mort les plus importants.
Elle commence, en général, deux à six heures après le décès et dure de vingt à trente heures, un peu plus avec une température froide, un peu moins avec la température inverse. Son apparition a lieu toujours avant le refroidissement complet du corps.
C'est un phénomène qui ne manque jamais : il débute par la mâchoire inférieure et le cou pour de là s'étendre aux membres et au tronc; il est quelquefois si prononcé qu'il suffit de prendre le cadavre par la nuque pour le soulever tout d'une pièce.
Source : Gallica

Antonin Bossu Anthropologie, ou Étude des organes… (1873)

La rigidité cadavérique n'est ni un dernier effort de la contractilité, ni une sorte de tonicité exagérée; c'est une dureté particulière du tissu musculaire qui s'établit au contraire lorsque la contractilité a successivement et peu à peu diminué. Elle s'empare du cadavre dans la position qu'il avait au moment où la vie l'a quitté. Survenant plus ou moins rapidement suivant la température, la cause da la mort, etc., cette rigidité se prolonge jusqu'au moment où la putréfaction s'établit.
Source : Gallica

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