Vicente Blasco Ibáñez,
Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse
“ Lorsque l’oncle et le neveu entrèrent dans les appartements, Marcel eut un serrement de cœur. Il voyait partout sur les murs des taches rectangulaires de couleur plus foncée, qui trahissaient l’emplacement de meubles et de tableaux disparus. Mais pourquoi ces déchirures aux rideaux de soie, ces tapis maculés, ces porcelaines et ces cristaux brisés ? Otto devina la pensée du châtelain et répéta l’éternelle excuse : — Que voulez-vous ? C’est la guerre. — Non, repartit Marcel avec une vivacité qu’il se crut permise en parlant à un neveu. Non ! ce n’est pas la guerre, c’est le brigandage. ”
