Résumé

Albert Pingaud La guerre vue par les combattants allemands (1918)

Le souvenir d'antiques préjugés et le spectacle de quelques défaillances isolées y faisaient au début considérer l'armée russe comme un géant imposant par sa masse, mais sans âme ni organisation, comme une immense poussière d'hommes destinée à se disperser au souffle de la guerre. Une sérieuse atteinte est portée à cette légende par le témoignage des civils allemands qui habitaient la Russie et qui en reviennent après avoir assisté aux premières scènes de la mobilisation. Ils ont été frappés de l'air résolu et de l'excellent équipement des troupes qu'ils ont vues dirigées vers le front.
Source : Gallica

Albert Pingaud La guerre vue par les combattants allemands (1918)

Si Hans Bartsch se rapproche de Sven Hedin par les sentiments qu'il exprime, il a pourtant sur lui une double supériorité. Autrichien de naissance et par suite intéressé dans la lutte dont il suit les péripéties, il peut trouver dans son patriotisme une justification de sa partialité pour les alliés de son peuple. Ne se sentant point gêné dans ses épanchements, comme son émule suédois, par la fausseté de sa situation, il s'abandonne à son enthousiasme avec une ardeur qui prête au sourire plutôt qu'à l'indignation, et qui met comme une note comique dans un sujet douloureux.
Source : Gallica

Albert Pingaud La guerre vue par les combattants allemands (1918)

Les Français, au contraire, et surtout leurs fantassins, goûtent aussi peu que possible la lutte d'homme à homme ; ce qu'ils aiment, c'est tirer par les fentes des fenêtres et les soupiraux des caves, du haut des arbres ou des positions dominantes ; c'est opérer des surprises, avec la complicité des habitants ou l'emploi, soit de commandements allemands, soit d'insignes de la Croix-Rouge ; c'est s'étendre à terre en faisant les morts pour canarder ensuite les assaillants par derrière.
Source : Gallica

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