Résumé

John Furley Épreuves et luttes d'un volontaire neutre (1874)

On pensa sans doute que nous étions des personnes d'assez d'importance pour mériter qu'on brûlât un peu de poudre à leur intention, car plusieurs obus tombèrent dans la rue et autour de notre table. Un de cesprojectiles effraya tellement le cocher du colonel Lindsay qu'il le regarda comme un avis de partir et qu'il s'en retourna à Versailles avec la voiture et les chevaux.
Comme on ne voyait rien paraître sur le chemin du côté de Paris, nous laissâmes Sèvres et nous tournâmes par un de ces charmants sentiers conduisant à Ville-d'Avray et de là dans le parc.
Source : Gallica

John Furley Épreuves et luttes d'un volontaire neutre (1874)

Condamner le chef du pouvoir exécutif, ce serait affirmer que la France ne possédait pas un seul homme capable de diriger ses destinées dans une des périodes les plus difficiles et les plus dangereuses qu'une nation ait jamais traversée. M. Thiers mérite la reconnaissance de la France pour ce qu'il a fait. Mais tout en admettant ceci, je ne puis considérer sa détermination de laisser le gouvernement abandonner Paris autrement que comme un acte cruel, car il exposait ainsi sans pitié cette malheureuse cité à un siège bien plus terrible que celui qu'elle venait de subir.
Source : Gallica

John Furley Épreuves et luttes d'un volontaire neutre (1874)

En regardant les sinistres canons des Fédérés sur la terrasse des Tuileries, nous ne vimes qu'un seul homme courant aussi vite que ses jambes pouvaient le porter. Les projectiles volaient dans le voisinage de l'avenue Montaigne d'une façon tellement capricieuse qu'une place n'était pas plus sûre que l'autre. Quand nous entrâmes dans la cour où nous avions nos écuries, un obus éclata sur le toit, et mettant un morceau de fer chaud dans ma poche comme souvenir d'un officier qui était établi là avec quelques soldats, je partis pour Versailles dans un léger phaëton avec de Romanet.
Source : Gallica

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