Résumé

Grands cadres, petits tableaux… (1876)

On voyait sur la rive gauche du fleuve les Prussiens se promener, fumer leur pipe, faire les corvées, comme en pleine paix dans une ville de garnison. De nôtre côté, nous ne nous cachions pas davantage. Nous parcourions le pont jusqu'à la brèche ; nous nous accoudions sur les parapets. Nos sentinelles avaient, comme celles de l'ennemi, l'ordre de ne pas tirer.
Peut-être cette attitude un peu surprenante provenait-elle de ce que le général Barry avait fait
établir dans la nuit, devant la cathédrale, une batterie de douze, protégée par une petite redoute improvisée.
Source : Gallica

Grands cadres, petits tableaux… (1876)

« Vous ne pouvez pas quitter Blois, » me dit-il, « y ayant encore des blessés à soigner. »
— « J'ai encore en effet quelques blessés, » lui répliquai-je; « mais les médecins de la ville et le chirurgien en chef de l'ambulance anglaise, le docteur Guy, m'ont promis de s'en charger. »
- « Le docteur Guy ne peut pas s'être engagé envers vous, puisqu'il nous a offert ses services pour nos blessés. »
— « Pardon; vous pourriez bien me croire, quand je vous le dis. Au surplus, rien ne me sera plus facile que de vous convaincre. Je vous porterai un mot du docteur Guy. »
Source : Gallica

Grands cadres, petits tableaux… (1876)

Partout dans le village les verres s'emplissent et se vident; les toasts bruyants retentissent à chaque instant. J'ai quelque crainte que la vertu des infirmiers ne succombe à de pareilles tentations ; .il est temps de couper court à ces copieuses libations. Nous nous remettons en marche.
Le pays est vert, coupé de bois, arrosé par un ruisseau, la Tinte, accidenté de collines aux contours arrondis. Le soleil se couche, et la fraîche brise du soir vient caresser nos fronts un peu échauffés par la fatigue du voyage, par la chaleur du jour et peut-être aussi par le petit vin clairet.
Source : Gallica

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