Vicente Blasco Ibáñez

Élements biographiques

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les morts commandent

Ni les morts ni les vivants ne me commanderont à moi!... Voilà pour mes nobles ancêtres!... Voilà pour mes idées d’autrefois!... Voilà pour tous les Febrer!
Et il renouvelait son geste vulgaire, avec une gaieté de gavroche.
Tout à coup une lumière rouge l’enveloppa, tandis qu’au-dessus de sa tête le tonnerre éclatait. Ce fut comme un coup de canon; on eût dit que la côte rocheuse venait de se fendre du haut en bas dans un immense cataclysme. «La foudre doit être tombée tout près», dit Jaime. Sa pensée, absorbée par le souvenir des Febrer, se porta alors sur le fameux commandeur don Priamo.
Source : Gutenberg

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez La tentatrice

Manuel, vois-tu un Torrebianca en prison?... Plutôt que de subir une pareille honte j’aurai recours au plus sûr moyen d’éviter le déshonneur.
Et, comme si dans son âme tous ses ancêtres se fussent dressés sous l’insulte de cette menace, son énergie vibrante et nerveuse d’autrefois semblait ressusciter.
Robledo eut peur en voyant la flamme bleuâtre qui, semblable à l’éclair fugace d’une épée, passait dans les pupilles de son ami.
—Tu ne commettras pas cette sottise, dit-il; avant tout il faut vivre. Tant qu’on est vivant tout s’arrange, bien ou mal. La mort au contraire n’arrange rien...
Source : Gutenberg

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse

Ni toi ni moi, nous ne voudrions outrager cet homme au noble cœur, que la cécité rend incapable de se défendre. Notre amour serait une vilenie. Jules baissait les yeux, perplexe, vaincu.
— Écoute, Marguerite, déclara-t-il enfin. Je lis dans ton âme. Tu aimes ton mari et tu as raison : il vaut mieux que moi. Avec toute ma jeunesse et toute ma force, je n’ai été jusqu’ici qu’un inutile ; mais je puis réparer le temps perdu. La France est le pays de mon père et le tien : je me battrai pour elle. Je suis las de ma paresse et de mon oisiveté, à une époque où les héros se comptent par millions.
Source : Wikisource

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