Vicente Blasco Ibáñez

Vicente Blasco Ibáñez

Résumé

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les morts commandent

Ni les morts ni les vivants ne me commanderont à moi!... Voilà pour mes nobles ancêtres!... Voilà pour mes idées d’autrefois!... Voilà pour tous les Febrer!
Et il renouvelait son geste vulgaire, avec une gaieté de gavroche.
Tout à coup une lumière rouge l’enveloppa, tandis qu’au-dessus de sa tête le tonnerre éclatait. Ce fut comme un coup de canon; on eût dit que la côte rocheuse venait de se fendre du haut en bas dans un immense cataclysme. «La foudre doit être tombée tout près», dit Jaime. Sa pensée, absorbée par le souvenir des Febrer, se porta alors sur le fameux commandeur don Priamo.
Source : Gutenberg

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les morts commandent

Pourquoi les morts commanderaient-ils? Pourquoi s’obstineraient-ils à assombrir notre ciel?
Soudain l’orage se déchaîna. Un éclair teinta la mer d’une lueur livide, tandis que le tonnerre retentissait avec fracas, répercuté de grotte en grotte et de sommet en sommet. En même temps il sembla à Febrer qu’une lumière resplendissante, qu’il voyait pour la première fois, venait tout à coup de ses rayons éblouissants, dissiper les brouillards qui jusque-là lui avaient caché la vérité. Jaime, comme si un homme nouveau était en lui, se moqua des pensées où il se complaisait tout à l’heure.
Source : Gutenberg

Portrait de Vicente Blasco Ibáñez Vicente Blasco Ibáñez Les morts commandent

«Etait-il vrai qu’elle ne changeait point de place? Ne se serait-il pas trompé, et ces millions d'êtres qui lançaient des cris de joie dans leur prison roulante, n’avaient-ils pas raison de s’imaginer qu’ils avançaient à chaque tour? Il serait cruel que la vie se déroulât pendant des milliers de siècles dans une agitation illusoire. A quoi bon alors la création? L'humanité n’avait-elle d’autre destinée et d’autre fin que de s’abuser elle-même? Quelle dérision!»
Soudain la roue disparut. Jaime vit passer devant lui un globe immense, bleuâtre, où se dessinaient des mers et des continents.
Source : Gutenberg

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