Gustave Aimard

Gustave Aimard

Résumé

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les nuits mexicaines

Je suis perdu.
—Oui, et bien complètement perdu, don Horacio, fit-il avec mépris, car la mort même ne saurait te sauver du déshonneur.
—Parlez, au nom du ciel! s'écria doña Maria en s'approchant de son beau-frère; n'est-ce pas que je ne me suis pas trompée? Que don Jaime a bien dit la vérité, que j'ai un fils enfin! Et que ce fils est le frère jumeau de ma bien-aimée Carmen.
—Oui, murmura-t-il d'une voix sourde.
—Oh! Soyez béni, mon Dieu! s'écria-t-elle avec une expression de joie ineffable; et ce fils vous savez où il est, vous me le rendrez, n'est-ce pas?
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les nuits mexicaines

Dominique, étonné de cette fuite imprévue qu'il ne savait à quel motif attribuer, fit un mouvement pour s'élancer à sa poursuite, mais le comte l'arrêta.
—Demeure, lui dit-il; le cœur des jeunes filles a des mystères qui ne doivent pas être dévoilés. Que veux-tu de plus, maintenant que tu es sûr de son amour?
—Oh! Mon ami, s'écria-t-il en se jetant dans ses bras, je suis le plus heureux des hommes.
—Egoïste, lui dit doucement le comte, qui ne songe qu'à lui lorsque mon âme souffre peut-être sans espoir!
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les nuits mexicaines

Un brusque mouvement s'opéra dans la foule qui fut refoulée sous les portales.
Les soldats montèrent à cheval et formèrent leurs rangs.
Puis le calme se rétablit comme par enchantement et un silence de mort plana sur cette place immense couverte de peuple et littéralement pavée de têtes. Miramón se tenait droit et ferme sur son cheval, au milieu de ses troupes; don Jaime et ses compagnons s'étaient mêlés à l'état-major qui entourait le général.
Après un moment d'hésitation, le président jeta un dernier et triste regard sur le palais sombre et morne où ne brillait aucune lumière.
Source : Gutenberg

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