Gustave Aimard

Gustave Aimard

Doña Flor (1877)

Résumé

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Doña Flor (1877)

Caïu ! non, non, je n'ai pas de frère !
Je me jetai à bas de cheval, je cachai le malheureux don Ignacio dans le bosquet de capoulins, puis je me lançai à la poursuite de don Matias. J'arrivai en même temps que lui à l'hacienda ; son état était affreux, il ne voyait et n'entendait rien, il n'avait plus conscience - de lui-même; quand il voulut mettre pied à terre, il tomba comme une masse, et, si je n'avais réussi à le saisir dans mes bras, il se serait brisé le crâne sur le
pavé de la cour, je le transportai dans sa chambre à coucher et je le confiai à Antonio qui est dévoué et discret.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Doña Flor (1877)

Eh ! qu'est cela ? s'écria-t-il en retirant une longue bourse de soie de ses calzoneros ; de l'or sur ma foi !
— Le nerf de la guerre, mon oncle ; la clé qui ouvre toutes les portes et faute de laquelle on périt, surtout quand on est proscrit.
Don Ignacio sembla réfléchir un instant, puis, faisant sauter la bourse dans sa main et la remettant dans la poche dont il l'avait retirée : — Vous avez raison, mon neveu ; cette attention délicate me touche ; je ne ferai donc pas de façons avec vous ; j'accepte ce prêt jusqu'à des jours meilleurs, et cela de grand cœur, Horacio.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Doña Flor (1877)

Monsieur, dit le capitaine avec une dignité suprême, vous êtes un grand et noble caractère, un cœur généreux; si des circonstances indépendantes de ma volonté comme de la vôtre nous séparent et nous font adversaires, jamais, quoi qu'il arrive, nous ne serons ennemis ; voici ma main, serrez-la sans crainte dans la vôtre, c'est celle d'un honnête homme qui, dans quelque position qu'il se trouve, n'oubliera jamais les obligations qu'il a contractées envers vous.
Don Horacio lui serra cordialement la main.
Source : Gallica

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