Résumé

Cte E. de Kératry La Contre-Guérilla française au Mexique…

Vers le lever du soleil, on n’était plus qu’à quatre lieues de la Catalana ; mais un ruisseau, le rio del Estero, barrait la route. Le lit vaseux du rio était impraticable : les bêtes enfonçaient jusqu’au poitrail le long de la berge trompeuse, cachée par les bambous et les volubilis en fleur. Il fallut se rabattre sur Paso-Ancho, où, le 4 juin au soir, la contre-guérilla reçut enfin la garde des officiers mexicains de Puebla, qui arrivèrent le 6 à la Soledad, sans avoir été secourus par leurs compagnons d’armes.
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A la vue de la contre-guérilla, trompés de loin par le drapeau rouge déployé en tête, ils avaient cru rencontrer la troupe du colonel Gomez. La bande imprudente, lancée au galop, donna tête baissée dans notre avant-garde, et se dispersa sous la fusillade comme une volée d’étourneaux en s’enfuyant à toute vitesse, non sans laisser quelques hommes sur le terrain.
A dix heures du matin, notre colonne retrouvait à l’hacienda de Mandigue les quatorze des siens qu’elle avait laissés en arrière ; rien ne les avait inquiétés.
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La première, connue sous le nom de terres chaudes (terras calientes) , comprend tout le littoral de la mer, et s’enfonce d’une vingtaine de lieues environ dans l’intérieur du pays. Baignées du côté de l’Océan par le golfe du Mexique, et sur le versant opposé par les eaux du Pacifique, ces terres chaudes, dont le niveau dépasse à peine celui de la mer, ne méritent que trop bien leur nom ; c’est un séjour brûlant, exposé sans défense à toute la furie du soleil, et d’une insalubrité proverbiale qu’entretiennent à la fois les miasmes des marécages et la végétation luxuriante des forêts vierges.
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