Paul Louis M Laurent, La Guerre du Mexique de 1862 à 1866… (1867)
“ C'est tout à fait le climat de la vieille Europe. Les nuits sont fraîches, on allume des feux ; des arbres centenaires tombent sous la hache de nos chasseurs, et à ces bûchers, dignes des héros d'Homère, nous faisons comme eux rôtir des bœufs entiers. L'ennemi est loin ; c'est en quelque sorte une zone de terrain neutre complétement inoccupé ; on marche tranquillement, forcément à la débandade, puisque le sentier tracé ne laisse passage qu'un par un. D'ailleurs, la colonne Garnier est devant nous, et comme il n'y a qu'un chemin, elle a dû forcément balayer devant elle les éclaireurs ennemis. ”
