François-Charles Du Barail

Résumé

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Parbleu! mon colonel, je sais mieux que personne que tout n'est pas parfait aux chasseurs d'Afrique ; mais ces messieurs et moi, nous en sommes, et nous nous demandons s'il est juste et convenable que vous abîmiez, devant nous, une troupe dont nous faisions partie hier, que vous allez commander demain, et qui a rendu quelques services. Demain, hussards et chasseurs ne demanderont qu'à se fondre sous vos ordres en un corps nouveau auquel vous insufflerez votre esprit. Pourquoi commencer par les exciter les uns contre les autres, et par rendre impossible une fusion qui est nécessaire ?
Source : Gallica

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Un chef d'escadron intervint : « Vous avez tort, mon cher, dit-il au premier capitaine. Vous avez tort de blâmer l'Empereur. Voyez ce qu'il a fait pour l'Italie. Voyez ce qu'il vient de faire pour la Prusse. Il n'y a pas de raison pour qu'il n'en fasse pas autant pour la France, quand il aura la fantaisie de s'occuper d'elle. »
On rit de la boutade, et la discussion s'arrêta. C'est qu'à cette époque, encore plus que maintenant, les artilleurs et les sapeurs, imbus de l'esprit de l'École polytechnique dont ils sortaient presque tous, étaient des libéraux, pour ne pas dire des frondeurs.
Source : Gallica

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Elle se passa tout entière en tirailleries qui firent plus de bruit que de mal et qui eurent l'avantage de tenir les hommes éveillés. Vers minuit, je m'étais assoupi, quand je fus réveillé par ces mots : « Mon commandant, l'ennemi est dans le camp! » Ce n'était heureusement qu'une fausse alerte, et nous n'eûmes à déplorer que la blessure d'un sergent de tirailleurs qui eut la cuisse brisée par une balle. Tout se passa sans autre encombre et bien mieux que je ne l'espérais. Les hommes ne souffrirent même pas trop de la soif.
Source : Gallica

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