Général Charles-François de Forey

Définition et enjeux

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Avec sa grande taille de tambour-major, sa mâchoire puissante, indice d'énergie et aussi d'entêtement, ses façons rébarbatives et violentes, qui dissimulaient une bienveillance dont il donna des preuves en prodiguant à ses subordonnés toutes les récompenses qu'il pouvait leur accorder, pendant la campagne, le général Forey devait succomber dans cette lutte entre un lion et un renard, pourvu lui-même du courage du lion. Il avait joué, au coup d'État de 1852, qui le trouva déjà général de division, un rôle de nature à fixer la reconnaissance de l'Empereur.
Source : Gallica

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Il faut battre en retraite, emportant les blessés et laissant de nombreux morts qui attestent le courage des survivants, laissant aussi dans le cœur des assiégés une admiration dont leur chef, le général Ortéga, envoya le témoignage au président Juarez.
Par une ironie singulière du sort, au moment où les clairons qui avaient sonné la charge sonnaient la retraite, le général Forey recevait une lettre de l'Empereur, l'informant qu'il savait de source certaine, par le ministre des États-Unis, que nous ne rencontrerions de défense sérieuse ni à Puebla ni à Mexico !
Source : Gallica

François-Charles Du Barail Mes souvenirs (12e édition) (1898)

Le général Forey, complètement déconcerté, multipliait les conseils de guerre, espérant y trouver les lumières qui lui manquaient, et n'aboutissant qu'à susciter entre ses principaux officiers de nouvelles récriminations.
Règle générale : Quand dans une armée vous voyez convoquer un conseil de guerre, vous pouvez être assuré qu'il y a quelque chose de cassé. Lorsque tout marche bien, le général en chef confisque toujours pour lui tout seul la gloire des opérations ; mais quand les événements prennent une mauvaise tournure, oh !
Source : Gallica

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