François-Charles Du Barail, Mes souvenirs (12e édition) (1898)
“ Avec sa grande taille de tambour-major, sa mâchoire puissante, indice d'énergie et aussi d'entêtement, ses façons rébarbatives et violentes, qui dissimulaient une bienveillance dont il donna des preuves en prodiguant à ses subordonnés toutes les récompenses qu'il pouvait leur accorder, pendant la campagne, le général Forey devait succomber dans cette lutte entre un lion et un renard, pourvu lui-même du courage du lion. Il avait joué, au coup d'État de 1852, qui le trouva déjà général de division, un rôle de nature à fixer la reconnaissance de l'Empereur. ”
