Louis Moland,
La France guerrière : récits historiques d'après les chroniques et les mémoires de chaque siècle
(1868)
“ La Palice y arrivait, lorsqu'une division de plus de trois cents Espagnols l'assaillit. Alors, comme un sanglier aux abois, s'adossant à la muraille, il saisit une hallebarde et s'escrima tant que, tout autour de lui, à la longueur de son arme, on ne voyait que gens morts ou blessés. Plusieurs de ses ennemis, voyant ce merveilleux exploit, disaient que ce serait un deuil pour toute noblesse que la perte d'un si vaillant chevalier, et ils criaient : — Rends-toi, Français, pour sauver ta vie, sinon tu seras abattu et tué. ”
