Résumé

E Moreau Histoire des guerres de la République et de l'Empire… (1860)

L'armée française voyait avec confiance à sa tête Masséna, le vainqueur de Zurich; elle était appelée à combattre sur un terrain où chaque pas lui retraçait un souvenir de gloire. Il n'y avait pas encore quatre ans révolus qu'elle avait, quoique peu nombreuse et dans le plus grand dénûment, suppléant à tout par son courage et la force de sa volonté, remporté de nombreuses victoires, planté en cinquante jours ses drapeaux sur les rives de l'Adige, sur les confins du Tyrol, et porté au plus haut degré la gloire du nom français.
Source : Gallica

E Moreau Histoire des guerres de la République et de l'Empire… (1860)

Les braves qui, de notre côté, sont restés sur le champ d'honneur, sont morts d'une mort glorieuse ; c'est la mort des vrais soldats ! Leurs familles auront des droits constants à notre sollicitude et à nos bienfaits.
« Ayant ainsi déjoué tous les projets de l'ennemi, nous allons nous rapprocher de la Vistule et rentrer dans nos cantonnements. Qui osera en troubler le repos s'en repentira, car, au-delà du Danube, au milieu des frimas, comme au commencement de l'automne, nous serons toujours les soldats français de la grande armée. »
Source : Gallica

E Moreau Histoire des guerres de la République et de l'Empire… (1860)

Chaque jour était marqué par une nouvelle victoire: rien ne résistait à nos armes : il semblait donc que l'on pût espérer une paix prochaine; mais, contrairement à cet espoir, à peine le feu de l'insurrection était-il éteint sur un point, qu'il se rallumait sur un autre. En vain les champs de bataille se couvraient de cadavres ennemis, de longues colonnes de prisonniers étaient dirigées vers les frontières, d'autres combattants surgissaient tout à coup comme s'ils fussent sortis de dessous terre, et les Français n'étaient réellement maîtres que du terrain qu'ils occupaient en armes
Source : Gallica

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