Résumé

Le Magasin militaire des Français… (1859-1860)

L'autre jour, quand les prisonniers autrichiens parcouraient les rues de notre ville, une foule nombreuse s'assemblait sur leur passage; on se pressait, on se bousculait pour les voir. Cette curiosité n'avait rien, du reste, de blessant pour eux; en France, on sait compàtir aux souffrances de l'ennemi vaincu, et l'on n'a de haine que contre ceux qui sont forts. Pour celui qui est tombé, on ne ressent plus que de la commisération; car on sait estimer le courage aussi bien chez un étranger que chez les Français.
Source : Gallica

Le Magasin militaire des Français… (1859-1860)

La cavalerie française se rallia, les rechassa sur leurs hauteurs, et gagna un peu de terrain.
Comme le vicomte de Turenne avait fait passer le défilé à de nouvelles troupes, pendant cette première charge, il voulut donner une nouvelle forme à son armée, et recommença de nouveau à la ranger avec ce sang-froid qui le distinguait. Il laissa la cavalerie dans le milieu, comme elle était; mais il fit mettre quatre gros bataillons sur les ailes, et des pelotons d'infanterie entre les escadrons, pour seconder les cavaliers, lorsqu'ils en viendraient aux mains avec les ennemis.
Source : Gallica

Le Magasin militaire des Français… (1859-1860)

Il semblait que, Vienne une fois conquise, la guerre dût être finie et la paix inévitable. L'Autriche n'avait plus d'armée : quelques corps épars, sans ambulances, sans munitions, erraient dans les montagnes de la Moravie: mais des troupes russes marchaient à grandes journées pour les soutenir, et les Français, déjà victorieux, se trouvèrent tout à coup en présence d'une armée nouvelle, supérieure en nombre, munie d'une artillerie formidable: une seconde guerre menaçait avant que nous eussions eu le temps de nous reposer des fatigues de la première.
Source : Gallica

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