Résumé

Mathieu Orsini Histoire de Napoléon Ier, empereur des Français… (1853)

Ce n'était point assez pour Napoléon d'avoir arrêté, à quarante-huit lieues de la capitale de la France, Blücher et Schwartzemberg : le salut de l'empire était à plus haut prix.
De toutes parts à l'horizon, si loin que la vue s'étende, l'œil aperçoit de longues colonnes d'hommes armés se dirigeant vers la France. Des steppes de la Russie aux monts asturiens , l'Europe soulevée est en armes, se ruant aux rives de la Seine; et du sein de ces masses guerrières, un cri unanime, formidable, s'élève : Guerre, haine à la France !
Source : Gallica

Mathieu Orsini Histoire de Napoléon Ier, empereur des Français… (1853)

« Messieurs, dit Alexandre aux commissaires d'un ton décidé, les alliés déclarent ne vouloir traiter ni avec Napoléon, ni avec aucun membre de sa famille; mais ils feront tout pour sa personne. Qu'a-t-il demandé? Que désire-t-il? - Rien, sire, répondirent les commissaires. L'empereur Napoléon a défendu qu'on stipulât rien pour sa personne. - Je l'en estime davantage, » répondit l'empereur. Et, après avoir lu les instructions que le duc de Vicence met sous ses yeux, et qui contenaient, entre autres, cette manifestation de la volonté de Napoléon, il ne peut revenir de cette abnégation magnanime.
Source : Gallica

Mathieu Orsini Histoire de Napoléon Ier, empereur des Français… (1853)

D'ailleurs, la vie de l'homme n'est qu'un souffle, et il faut bien peu de chose pour l'éteindre.
Napoléon vit le péril qu'offraient les longueurs; il joua sa tête sur un coup hardi et gagna la partie.
Les deux consuls et le gouvernement disparurent comme de vains fantômes, et Napoléon, vainqueur et devenu l'arbitre suprême des destinées de la nation la plus célèbre de l'Occident, justifia son heureuse audace en éteignant la guerre civile en Bretagne, en rétablissant le crédit sur les vrais principes de l'économie politique ; enfin, en donnant la paix à l'Europe après une guerre glorieuse.
Source : Gallica

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