Armée austro-russe

Définition et enjeux

Émile Ollivier,  Revue des Deux Mondes

“ Si l’Autriche, dit-il, fait des préparatifs, la Russie commence les siens. On fera à Pétersbourg tout ce qui se fera à Vienne. Si la cavalerie austro-hongroise est placée sur le pied de guerre, il en sera de même de la cavalerie russe ; si l’artillerie est montée pour la guerre, l’artillerie russe le sera de la même manière : en un mot, si l’Autriche se place sur le pied d’une neutralité armée, la Russie en fera autant, et enfin si l’Autriche entre en campagne, comme alliée de la France contre la Prusse, la Russie entrera en campagne comme alliée de la Prusse contre l’Autriche. ”
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Paul Marin,  L'Équilibre européen à la fin du XIXe siècle… (1890)

“ Vouloir détruire le réseau de l'ennemi sans des combats longs et sanglants, c'est compter sans son hôte. Les Allemands et les Autrichiens savent trop bien l'excellence de l'instrument pour le laisser ébrécher. Si cette opinion sur l'impuissance de la cavalerie russe à rompre la concentration austro-allemande se réalise, qu'adviendra-t-il de l'armée russe de Pologne ? ”
Source : Gallica

Paul Marin,  L'Équilibre européen à la fin du XIXe siècle… (1890)

“ Ce point de vue, qui est sans doute en faveur dans l'armée russe, suppose que les 10,505 chevaux constituant la supériorité d'effectif de cette armée pourront produire le grand résultat de faire perdre à l'ennemi « une grande partie » de son réseau ferré ! Ces dix mille chevaux sont bien peu de chose. S'il est un fait évident, c'est la facilité avec laquelle un millier de fantassins défient l'attaque d'un
nombre égal et même double de cavaliers voulant forcer une route. Trois ou quatre jours après l'ouverture d'hostilités, la mobilisation austro-allemande des corps frontières sera achevée.
”
Source : Gallica

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