Résumé

Paul Marin L'Équilibre européen à la fin du XIXe siècle… (1890)

Cinq cent mille Russes pris en Pologne par l'armée austro-allemande trois semaines après l'ouverture des hostilités ! Ce que serait la Russie après ce dernier avertissement, ce serait à la triple alliance et à son hêgemôn de le prononcer.
Si l'hêgemôn prononçait que l'Etat Russe a cessé d'exister, d'où s'élèverait une voix pour contredire ce jugement de la force ?
C'est le sort des armes. Avant de faire appel aux armes, ce dernier vestige du jugement de Dieu, il faut que le peuple se sente la conscience tranquille. Autrement, il n'a rien à attendre, s'il plaît à son adversaire d'être cruel.
Source : Gallica

Paul Marin L'Équilibre européen à la fin du XIXe siècle… (1890)

Ce n'est pas l'armée ennemie qui devient l'objet de la haine de l'individu, c'est le gouvernement !
Quand un grand nombre d'individus subissent cet état d'esprit, force est au gouvernement, s'il est sage, de ne pas entamer de guerre. Le gouvernement de l'empereur Napoléon III a éprouvé la vérité de ce précepte. Rien de plus dangereux qu'une guerre pour l'État où certaines classes sociales estiment avoir un intérêt à la défaite ! En Russie, on trouve dans cette disposition d'esprit tous les Polonais dont le nombre dépasse cinq millions.
Source : Gallica

Paul Marin L'Équilibre européen à la fin du XIXe siècle… (1890)

Je suis persuadé qu'aucun Français ne songerait jamais à nous aider à reconquérir les bienfaits d'une Monarchie si Dieu faisait peser sur nous les misères d'une anarchie républicaine. C'est une qualité éminemment allemande que de montrer une pareille bienveillance pour le sort d'un voisin ennemi. Si la France jouait devant l'Europe un nouvel acte du drame interrompu de la Commune, ce que, dans un intérêt d'humanité, je ne veux pas désirer, cela ne ferait que placer en plus grande lumière les bienfaits d'une constitution monarchique et que fortifier
en Allemagne l'attachement à la monarchie.
Source : Gallica

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