Résumé

Auguste Thétard Situation de la France en Europe et nouvelle organisation militaire (1871)

Pourquoi la France ainsi que l'Autriche ne donneraient-elles pas à la Russie un concours absolu? Est-ce la crainte d'augmenter la puissance déjà si forte de cet empire? Mais cette augmentation de puissance nous serait moins préjudiciable que l'ambition de l'Allemagne dirigée contre nous, de l'Allemagne maîtresse de nos forteresses, de l'Allemagne travaillant à la domination de l'Europe.
Que nous importe, en voyant l'ingratitude de l'Angleterre, de l'Italie et des autres puissances, que la Russie domine en Europe, en Orient, et que le siége de son empire soit à Constantinople?
Source : Gallica

Auguste Thétard Situation de la France en Europe et nouvelle organisation militaire (1871)

Notre sécurité, garantie par nos frontières naturelles, ne saurait être payée d'un trop grand prix, et la Russie ne pourrait être ni inquiète ni jalouse d'un si faible agrandissement territorial.
L'Angleterre a toujours eu pour politique l'amoindrissement de la France; rien ne peut effacer de son souvenir ses luttes avec le premier empire.
L'Angleterre n'a pas vu que la transformation de l'Allemagne amenait de toute nécessité l'entente de la Prusse avec la Russie, et que de la France seule dépendait cet équilibre tant recherché par elle et pour elle.
Source : Gallica

Auguste Thétard Situation de la France en Europe et nouvelle organisation militaire (1871)

La rapidité des succès de l'armée prussienne en Bohême démontrait la force de son organisation militaire. Quels devaient être depuis cette époque les efforts du gouvernement et de la France dans la prévision d'une guerre que l'ambition de la Prusse, d'une part, et la faiblesse de notre frontière, de l'autre, rendrait inévitable? La réponse est facile. Pour égaler la promptitude de la mobilisation de l'armée prussienne et l'ensemble de ses forces, la France était obligée de mettre sous les armes un million d'hommes.
Source : Gallica

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