Denis Guibert, L'Avenir du second Empire. La politique extérieure… (1868)
“ Jusqu'ici le peuple anglais, composé d'une aristocratie souveraine, intelligente, unie, fière, rusée et dévouée jusqu'à la mort à son oeuvre et à la nation, d'une bourgeoisie riche, industrieuse, amoureuse de lucre et de renommée, docile et prête à tous les sacrifices que lui demanderont les soins de sa conservation et de sa prospérité matérielle, d'un peuple malheureux, méprisé et qui ne compte pour rien dans l'État, n'avait vu s'agiter chez lui que la question politique qu'il avait résolue, d'ailleurs, en décapitant sa monarchie, comme sa monarchie avait décapité sa religion. ”
