Résumé

C. Köttschau Prochaine guerre franco-allemande… (1887)

Le premier soldat du monde, tel que se le figure l'imagination ardente des Français, remplis d'enthousiasme pour leur pays, ce soldat n'existe nulle part, ni en France ni dans aucun autre pays. Nous autres Allemands nous nous plaisons également à énumérer toutes les qualités élevées que doit posséder le soldat et, de la sorte, nous nous créons un idéal que nous essayons tous d'atteindre; mais nous ne nous prenons pas nous-mêmes pour cet idéal, nous savons qu'il nous faut travailler sans cesse, si, en cherchant le mieux, nous voulons au moins atteindre le bien.
Source : Gallica

C. Köttschau Prochaine guerre franco-allemande… (1887)

Nous sommes une nation armée, un peuple de guerriers. Le soldat, à la vérité, est riche d'une richesse idéale, il est pauvre d'argent, ce vil métal; il n'en possède guère. Il ne demande que le strict nécessaire, le superflu il n'en a pas besoin, il lui est même préjudiciable et le véritable militaire n'a que dos sourires de pitié pour la futilité ridicule dont d'autres se font gloire.
Cet instinct de la simplicité se trouve personnifié dans le premier soldat de l'Allemagne, l'empereur.
Source : Gallica

C. Köttschau Prochaine guerre franco-allemande… (1887)

Nous ne sommes pas instinctivement poussés à promener nos aigles à travers l'Europe. Si donc ce sentiment grandit et se développe, il n'en constituera pas pour cela une menace vis-à-vis de n'importe quelle autre nation ; mais dans nos quatre murs nous travaillerons à consolider l'état de choses nouveau sans nous soucier de ce qu'on en dira au dehors, et nous anéantirons ceux qui tenteraient de rechef de faire de l'Allemagne le théâtre des intrigues étrangères, nous les ferons disparaître, quelque bien abrités qu'ils s'imaginent être.
Source : Gallica

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