Résumé

L'Alliance russe, souvenirs et impressions d'un Français en Russie (1893)

J'ai vu la célèbre Moscou, la vieille Varsovie, la superbe Odessa, Kieff et ses grands couvents, Réval aux maisons blanches, les forêts de l'Ukraine, la steppe herbeuse de la Nouvelle-Russie, la plaine glacée du Nord et la Crimée au doux ciel.
Partout, je le proclame, mes mains ont serré des mains amies. Partout, j'ai entendu parler de la France avec sympathie, souvent avec amour. J'ai conservé en Russie d'honorables amis qui, depuis quinze années, me sont restés fidèles. Et je ne puis penser à mon vieux Pétersbourg sans avoir quelquefois les yeux mouillés de larmes.
Source : Gallica

L'Alliance russe, souvenirs et impressions d'un Français en Russie (1893)

Puisse-t-il servir à dissiper, dans l'esprit des Français, mes compatriotes, les préjugés ineptes, les calomnies odieuses, fruit de l'ignorance et de la haine, qu'éveille encore parfois chez nous le nom de la Russie! Français, là nous avons des amis et des frères; ne les oublions jamais! La France a, dans le monde, assez d'envieux et d'adversaires pour ne pas repousser la main robuste que nous tend, par-dessus l'Allemagne, le grand peuple du Nord. Les temps sont graves. La Triple Alliance nous enveloppe dans une ceinture de fer. Metz et Strasbourg sont captives.
Source : Gallica

L'Alliance russe, souvenirs et impressions d'un Français en Russie (1893)

Si Gourko est le premier général de cavalerie de l'empire, Dragomiroff est l'infanterie personnifiée. Tacticien du plus haut mérite, écrivain militaire des plus originaux, Dragomiroff est, comme Gourko, l'adversaire résolu, non pas seulement de l'Allemagne, mais du système militaire allemand. Comme Gourko, il est, avant tout, l'homme de l'offensive. Le feu de l'infanterie n'est, à ses yeux, que le prélude de l'action. Le véritable noeud de la bataille, c'est l'assaut donné aux positions de l'ennemi, c'est l'attaque à l'arme blanche.
Source : Gallica

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