Résumé

V. de Mars Revue des Deux Mondes

Si la Russie se décide à ouvrir les vastes solitudes de ses possessions orientales au génie aventureux et entreprenant des Américains, il est impossible que l’activité de ces hommes nés libres, accoutumés à l’indépendance, ne provoque pas ce mouvement d’idées contre lequel jusqu’ici le gouvernement de Pétersbourg est resté si inflexiblement armé, qu’il craint et qu’il combat. L’alliance avec les États-Unis, et elle n’est possible qu’à ces conditions, c’est la fin de ce système, c’est pour la Russie la nécessité d’une transformation dont on ne peut calculer les suites.
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V. de Mars Revue des Deux Mondes

A entendre les ennemis de l’Autriche, cette puissance a préparé les divisions et les dangers présens de l’Allemagne par une politique imprévoyante, systématiquement hostile à tous les intérêts libéraux ; si l’on écoute au contraire les défenseurs de l’Autriche, c’est la Prusse qui a fait tout le mal par ses tergiversations, sa prudence, qui trop souvent ressemble à de la duplicité : elle a laissé affaiblir l’Allemagne en séparant sa cause de celle de l’Autriche, et si aujourd’hui elle se rapproche de sa rivale à la dernière heure, c’est qu’elle est inquiète pour elle-même.
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V. de Mars Revue des Deux Mondes

Louis XIV, poussant plus loin la même politique, arracha au duc Charles IV la cession de son duché, s’en empara bientôt après, et, malgré les efforts de l’Europe coalisée, le garda pendant la plus longue partie de son règne. Ainsi, tour à tour occupée de vive force, ou momentanément rendue à ses souverains légitimes, la Lorraine n’a jamais cessé d’être, soit le théâtre des entreprises violentes des rois de France, soit l’objet de leurs incessantes négociations, et l’on peut dire que la paix elle-même ne lui a pas été moins funeste que la guerre.
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