“ La voix de la mort est le sentiment qui prédomine dans les paroles du martyr qui arrose de son sang la terre de Prusse. Cependant les rois de Pologne n’ont pas assez compris ces enseignements des apôtres. Les apôtres se dirigeaient sans cesse vers les pays barbares, vers la Prusse, la Lithuanie, la Poméranie ; les rois, au contraire, faisaient dans le même temps des expéditions en Ruthénie et en Bohème, pays déjà convertis, ou bien ils se mêlaient aux affaires de l’Allemagne. Les conquêtes de Boleslas le Grand, quelque brillantes qu’elles fussent, restèrent stériles pour la Pologne. ”
Ruthénie
Définition et enjeux
Citations sur “Ruthénie”
August Schleicher,
Les langues de l'Europe moderne
(1852)
“ Les Slaves du rite grec ont adopté l'alphabet cyrillique, les Slaves du rite latin et du rite protestant ont l'alphabet latin et allemand. L'alphabet cyrillique ou le cyrillilza, basé sur celui des Grecs, a été inventé, dit-on, par saint Cyrille, apôtre dans les pays slaves. On s'en sert encore aujourd'hui pour écrire la langue ecclésiastique, et la tribu de Ruthénie en Galicie s'en sert aussi ; il a produit l'alphabet des Russes et celui des Serbes. Les autres populations de la race slave ont des alphabets croate, illyrien, carinthien, lusacien, tchèque, polonais, etc. ”
Bohdan Winiarski,
Institutions politiques en Pologne au XIXe siècle
“ L'assemblée de gouvernement était tenue d'élire d'abord le député des paysans, puis ceux de la grande propriété et des villes ; les autres pouvaient être élus sans distinction de curie. Ce système électoral compliqué, à peine justifié par l'état de choses russe, était absolument étranger aux traditions, aux conceptions, et même à la situation, sociale et juridique de la Lithuanie et de la Ruthénie. On l'imposa dans l'espoir d'arriver à la plus étroite unification des confins de l'ouest avec le reste de l'Empire russe ”
Esprit Fléchier,
Oeuvres complètes de Fléchier,…
(1856)
“ Les Ruthéniens n'entendent jamais aucun sermon, ni aucune exhortation dans leurs églises. Le prêtre qui célèbre la messe se tourne vers les assistants, et sans quitter l'autel, où il offre le saint sacrifice, il récite quelques lignes de l'Ecriture. C'est une maxime établie parmi eux, qu'il ne faut point entretenir le peuple des matières de la religion, et qu'il faut que les esprits vulgaires soient attachés sincèrement à la foi qu'ils ont reçue de Dieu, sans s'embarrasser des difficultés et des questions qui sont au-dessus de leurinlelligence. ”
Alexandre Guillemin, Ruth : églogue biblique (1846)
“ RUTH. C'est trop de bonté, Seigneur. Étrangère, puis-je croire, Hélas! à tant de bonheur! BOOZ. .le le sais, Ruth donne sa vie A la mère de son époux; Je le sais, elle l'a suivie Loin du toit paternel, si doux! Que le Dieu de Jacob la garde sous son aile, Elle y cherche un abri fidèle; Qu'il soit donc à jamais son Dieu ! RUTH. Ah ! je ne suis plus exilée, Seigneur, vous m'avez consolée ! Oui, je suis d'Israël, et j'en ai fait le vœu. BOOZ. Comme l'hôte de nos familles, Allez au banquet de mes filles. ”
Laure Hovine, Conte sous-marin ; Annette et Doric …
“ Le jour s’assombrit, l’air est tranquille : on dirait que la nature prête l’oreille au premier roulement qui se fera là-haut. Un éclair sillonne le ciel lourd, et l’orage éclate brusquement. Tout ceci pour dire que si la Ruthie connut des temps bienheureux, ces temps sans orages furent courts. Après s’être désolée, la vieille fée se résigna en se disant : « Après tout, il y a si peu de différence entre la cervelle d’un homme et celle d’un papillon, que je soupçonne cet étourdi de se conduire comme s’il était véritablement homme. » ”
Laure Hovine, Conte sous-marin ; Annette et Doric …
“ PAPILLON, ROI DE RUTHIE La Reine des Fées dit : « Écoute, ma vieille Boulmiche, ferme ta maison et prépare-toi à un grand voyage. » La fée bougonna entre ses dents : l’âge l’avait rendue casanière. « Voici une goutte d’extrait de soleil (elle lui remit un flacon) . Tu choisiras sur la terre le plus sage des hommes, et tu la lui feras boire. Il deviendra aussitôt le plus puissant d’entre eux. Je veux que la puissance soit jointe, pour une fois, au mérite et à la vertu. Va, et sois avisée. » ”
Laure Hovine, Conte sous-marin ; Annette et Doric …
“ On étale un riche tapis sur le sol. On fait descendre Papillon de son char. On lui demande : « Veux-tu gouverner le pays de Ruthie ? Il est si beau qu’on n’y voit que châteaux et profondes forêts ; si grand qu’il est le plus grand de la terre. » « Oui, » répond Papillon, avec un parfait naturel, comme si on lui proposait une simple promenade. Et il pénètre dans les salles de marbre et d’or du palais. Des courtisans lui expliquent que leur roi vient de mourir après un long règne ; ils en ont assez d’être commandés par une ganache. Ils aiment la joie, le rire et la jeunesse. ”
Livre de Ruth, Ancien Testament
“ Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L’Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils. Les femmes dirent à Naomi : Béni soit l’Éternel, qui ne t’a point laissé manquer aujourd’hui d’un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël ! Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t’aime, l’a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. ”
Livre de Ruth, Ancien Testament
“ Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances. Elles firent ensemble le voyage jusqu’à leur arrivée à Bethléhem. ”
Denis-Benjamin Hude, Oeuvres poétiques de M. Hude,.… (1885)
“ Ma mère ! NOÉMI Quoi! vous ne m'avez pas abandonnée?... Voilà que votre soeur est retournée à son peuple et à ses dieux!... Vous n'allez pas avec elle ?... RUTH Ne vous opposez pas à moi, pour que je vous laisse et m'en aille ! Que le Seigneur me frappe et me frappe encore, si jamais je me sépare de vous!... Ah! laissez moi vous suivre ! Partout où vous vivrez, Ruth près de vous doit vivre; N'êtes-vous pas ma mère en tout temps, en tout lieu ? Votre peuple est mon peuple et votre Dieu, mon Dieu ! La terre où vous mourrez verra finir ma vie... Ruth dans votre tombeau veut être ensevelie ! ”
Laure Hovine, Conte sous-marin ; Annette et Doric …
“ On amoncelle aux pieds du roi des tas de pièces sonnantes dans lesquelles Papillon se roule, grisé par leur éclat. Il fait défiler devant lui les pauvres du royaume et leur distribue ses richesses. On entasse l’or dans de lourds la Ruthie pour aider les chariots qui s’en vont vers tous les points de habitants à vivre en gaieté. Jamais on n’a vu un roi pareil ! ⁂ Jamais on n’avait vu un roi pareil ; il faisait l’enchantement de son peuple. On accourait pour baiser son manteau ; des poètes le chantaient dans des vers pleins d’enthousiasme ; une foule de courtisans se pressait autour de lui. ”
Livre de Ruth, Ancien Testament
“ Que l’Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l’Éternel, le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier ! Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l’une de tes servantes. Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. ”
Livre de Ruth, Ancien Testament
“ L’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui, dit-elle, s’appelle Boaz. Naomi dit à sa belle-fille : Qu’il soit béni de l’Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat. Ruth la Moabite ajouta : Il m’a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute ma moisson. Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu’on ne te rencontre pas dans un autre champ. ”
Albert Delpit,
Les compagnons du roi
(1874)
“ Quelquefois même elle se demandait si réellement c'était bien Ruthaël, si vraiment c'était bien celui qu'elle aimait. Comme toutes les femmes qui aiment, elle tremblait de se tromper, et redoutait d'avoir raison. ”
Laure Hovine, Conte sous-marin ; Annette et Doric …
“ Ils sont six ainsi, à la Cour, qui lui sont restés fidèles. Ils ne veulent qu’activité et travail dans le monde. » — « Nous leur ferons entendre raison. » On avait décoré la salle de tentures et de guirlandes. Papillon avait endossé un manteau de pourpre qui s’étalait majestueusement autour de lui. — Tous les sujets étaient réunis. Par les fenêtres ouvertes on voyait à perte de vue se dérouler les fertiles campagnes de Ruthie. L’ombre des oiseaux palpitait sur les murs. Un rayon de soleil s’avançait fastueusement jusqu’au pied du trône, comme un hommage au nouveau roi. ”
Alexandre Guillemin, Ruth : églogue biblique (1846)
“ Ne dites plus Noémi, mais MARA. Ici, jadis, je nageois dans la joie, Et je reviens sans fils et sans époux !. Seule avec Ruth le Seigneur me renvoie Veuve comme elle. Ayez pitié de nous! LE CHOEUR. Que le Dieu bon vous réponde! Il éprouve tous les saints ; Il est l'arbitre du monde, Et la vie est dans ses mains. m. LE CHAMP DE BOOZ. RUTH, BOOZ, LES FILLES DE BOOZ, CHOEUR DE MOISSONNEURS. LE CHOEUR. Tout ce que moissonne L'heureux laboureur, C'est Dieu qui le donne ; A Dieu seul l'honneur ! ”
Albert Delpit,
Les compagnons du roi
(1874)
“ La figure sombre de Ruthaël impressionnait ces coeurs chauds et généreux. — Le traître, continua le dompteur, c'est encore le marquis de Falsbach; celui-là s'est enfui aussi. Le compagnon Louis de Villeray le frappera à son heure. Une seconde fois, Ruthaël s'arrêta, il reprit de nouveau: — Le traître, c'est enfin le baron de Rios-Rosas ! Celuilà est au milieu de nous maintenant. Il est condamné : qu'il meure! Il y eut dans l'assemblée un remous violent. Les foules humaines ont leurs marées, comme l'Océan. ”
Charles-François Guibal, Ruth , poëme en trois chants, par C.-F. Guibal… (1818)
“ Un jour nouveau fait pâlir les étoiles, Le soleil luit, et le céleste azur S'est embelli de l'éclat le plus pur. Alors aux champs la peuple se rassemble,. De tous côtés sortent les moissonneurs, Vers les sillons ils s'avancent ensemble Pour recueillir les fruits detleurs sueurs. Cependant Ruth voyait, de sa chaumière, Les ouvriers commencer la moisson; Elle écoutait leur bruyante chanson. Bientôt des pleurs ont mouillé sa paupière, Son cœur se brise à ces joyeux àccens, En comparant ces biens, cette richesse Au triste état d'angoisse et de détresse Où Noëmi languit depuis longtems. ”
Mary Webb,
Sept pour un secret
“ Pourtant cette étreinte avait piqué sa curiosité, et Gillian désirait vraiment être plus renseignée sur Ruth, qui éveillait en elle le même frisson d’étonnement que les vieux et terribles contes de fées, tels que celui de Jack le tueur de géants, dans l’esprit d’un enfant. — Je vous caresserai la figure avec les chatons, monsieur Elmer, si c’est ce que vous voulez dire, et maintenant expliquez-moi. — Eh bien, si vous voulez savoir pourquoi je parle à Ruth comme je le fais, c’est parce qu’elle ne comprendrait rien d’autre : elle n’a pas d’âme. ”
Charles-François Guibal, Ruth , poëme en trois chants, par C.-F. Guibal… (1818)
“ Ruth l'apperçoit, et sa course légère Vers lui, soudain, a dirigé ses pas; Son pied léger touche à peine la terre; En approchant, son triste cœur se serre, Mille pensers doublent son embarras Près de Booz , qui ne s'éveille pas. ”
Charles-François Guibal, Ruth , poëme en trois chants, par C.-F. Guibal… (1818)
“ « Quoi, Josias; quoi, pour quelques épis, Vous permettez ces plaintes et ces cris ! Non, mon enfant, vous n'êtes point coupable ; Si vous l'étiez, je vous pardonnerais: La pauvreté vous rendrait excusable. Ne craignez rien, venez, venez à moi, Séchez vos pleurs et calmez votre effroi. » Ruth attentive à cette voix touchante , Sent ranimer son courage abattu; En s'exprimant elle était rayonnante De cet éclat que donne la vertu. ”
Jean-Pierre Claris de Florian,
Fables de Florian
(1878)
“ Ruth dans votre tombeau veut être ensevelie ; Jusque-là vous servir sera mes plus doux soins; Nous souffrirons ensemble, et nous souffrirons moin: Elle dit. C'est en vain que Noémi la presse De ne point se charger de sa triste vieillesse : Ruth, toujours si docile à son moindre désir, Pour la première fois refuse d'obéir. Sa main de Noémi saisit la main tremblante, Elle guide et soutient sa marche défaillante, Lui sourit, l'encourage, et, quittant ces climats, De l'antique Jacob va chercher les États. ”
Adolphe-Basile Routhier, De Québec à Victoria
“ Revêtu d’une grande tunique rouge, le front couronné d’épines et ensanglanté, les cheveux en désordre et retombant en larges mèches sur sa figure souillée de sang et de poussière, il était presque étendu sur le sol, sa lourde croix en travers sur les épaules. Des soldats cruels le rouaient de coups pour le forcer à se relever, et lui, appuyé sur sa main gauche et soutenant la croix de sa droite, redressait à demi la tête et regardait ses bourreaux avec une tristesse indicible, tandis qu’une femme indienne, figurant sainte Véronique, s’avançait avec un voile déplié pour essuyer son visage. ”
Pierre Soulié, A propos d'Amans-Alexis Monteil (1883)
“ Ceux qui ont porté un pareil jugement sur le Ruthénois ne l'ont jamais connu. Il a ses défauts, c'est incontestable.Un voyageur dont les observations ont été consignées par l'abbé Bosc dans ses Mémoires a eu peut-être raison de dire : « A Rodez, en me faisant une politesse , on semble m'adresser des injures ; à Villefranche on me fait un mauvais compliment avec un ton doucereux » Mais qu'estce que cela prouve sinon que nos pères n'étaient pas nés pour être courtisans ! Le Ruthénois a une certaine raideur dans sa physionomie et dans ses paroles. ”
Jean-Pierre Claris de Florian,
Fables de Florian
(1878)
“ Il dit. Ruth à genoux de pleurs baigne sa main ; Le vieillard la conduit au champêtre festin. Les moissonneurs, charmés de ses traits, de sa grâce, Veulent qu'au milieu d'eux elle prenne sa place, De leur pain, de leurs mets, lui donnent la moitié ; Et Ruth, riche des dons que lui fait l'amitié, 1. Glaner, c'est recueillir les épis oubliés par les moissonneurs. 2. Javelles, poignées de blé scié qui restent couchées sur les sillons, avant d'être liées en bottes. Songeant que Noémi languit dans la misère, Pleure, et garde son pain pour en nourrir sa mère. ”
Pierre Soulié, A propos d'Amans-Alexis Monteil (1883)
“ La plupart des touristes ont mal apprécié le caractère, les mœurs et les usages des Ruthénois. Généralement on nous représente comme envieux et méchants. Le Ruthénois, dit un proverbe latin, ronge ce qu'il peut ronger ”
Charles-François Guibal, Ruth , poëme en trois chants, par C.-F. Guibal… (1818)
“ Ici, on suppose que Booz est le pèredeNoëmi; il l'a maudite; Ruth est fille de cette même Noëmi; et le but moral de l'ouvrage, est de peindre sa tendresse filiale et les efforts qu'elle fait pour obtenir le pardon de sa mère. Alors Ruth ne peut épouser Booz, qui se trouve son aïeul: ce serait d'ailleurs allier les roses du printems aux glaces de l'hiver; et cela ne plairait pas dans un poëme français. Ruth épouse Azer son cousin; mais on a cru devoir passer légèrement sur leur amour; parce qu'en le traitant avec quelque détail, on aurait détruit l'unité d'intérêt. ”
L'Abeille poétique de la jeunesse… (1836)
“ Le jour commence à naître, aucun ne se réveille. Mais aux premiers rayons de l'aurore vermeille , Parmi ses serviteurs Ruth reconnaît Booz. D'un paisible sommeil il goûtait le repos; Des gerbes soutenaient sa tête vénérable. Ruth s'arrête : O vieillard, soutien du misérable, Que l'ange du Seigneur garde tes cheveux blancs ! Dieu, pour se faire aimer doit prolonger tes ans. Quelle sérénité se peint sur ton visage! Comme ton coeur est pur, ton front est sans nuage. Tu dors , et tu parais méditer des bienfaits : Un songe t'offre-t-il les heureux que tu fais ? ”
Adolphe-Basile Routhier, Le Centurion
“ C’est la mère du Prophète. Mon cher Tullius, je ne m’explique pas pourquoi ; mais j’ai été profondément remué par la vue de cette humble veuve d’artisan ; et je me suis dit rien qu’à la voir : ce n’est pas une femme comme une autre. Lorsque Jean revint à nous, je repris la conversation, pendant que les autres disciples raccommodaient leurs filets : — Et votre maître ? Que fait-il dans cette petite ville, qui paraît être le centre de ses opérations ? — Oh ! Ses opérations, m’a répondu Jean, en souriant, n’ont pas le caractère des vôtres. Elles n’ont rien de militaire. ”
