Pierre Soulié

Résumé

Pierre Soulié A propos d'Amans-Alexis Monteil (1883)

Seveyrac ! où est Seveyrac ?
Donnait-on un bal champêtre dans le Bois de Madame, près du Monastère , c'est lui qui faisait passer d'un bord à l'autre de la rivière les musiciens et les danseuses sur un grand cheval de meunier. Il n'était pas des derniers, s'il faut en croire Alexis Monteil, lorsqu'il arrivait à la jeunesse dorée « d'arracher la nuit les marteaux des portes et les enseignes et d'en faire un grand tas au milieu de la grande place, où le lendemain au matin chacun allait reprendre ce qui lui appartenait, ce qui ne se faisait pas sans disputes ni sans risées (1) . »
Source : Gallica

Pierre Soulié A propos d'Amans-Alexis Monteil (1883)

Et puis, il était philosophe et trouvait que son ami Laromiguière avait raison lorsque, pour le consoler de l'indifférence des uns, des critiques injustes et passionnées des autres, il lui disait avec cet accent qui va droit au cœur : « A
quoi bon ces vanités qu'on te refuse , ami Monteil; en quoi viendront-elles en aide à ta vie? et qu'en feras-tu après ta mort? Vivons cachés; vivons sans récompense et contentons-nous du petit bruit que font nos livres sans y ajouter des bruits factices et des titres menteurs. »
Source : Gallica

Pierre Soulié A propos d'Amans-Alexis Monteil (1883)

Un pauvre gentilhomme nommé le chevalier du Sérieys, rapporte Monteil, avait voulu faire le petit Charrié, comme Charrié avait voulu faire le petit Charette. Il en fut de cette petite Vendée du Rouergue, comme de la petite Vendée du Gévaudan. La ville de Rodez, qui d'abord avait fermé ou plutôt bouché ses portes, revint de sa peur, sortit en armes : les quinze cents paysans baraqués dans la forêt des Palanges furent dispersés, et le chevalier du Sérieys, après avoir crié : Vive le roi! et gaiement dansé sur l'échafaud n'en fut pas moins décapité.
Source : Gallica

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