Résumé

Histoire d'une famille bourgeoise… (1853)

Au dessous des gloires, des pourpres et des trônes, dans l'univers qui travaille et qui se résigne, dans le peuple des artisans et des artistes, dans l'échoppe, dans la ferme et dans le marché, M. Monteil a placé sa tente, il n'en veut pas sortir : là il vit, il règne ; là il entasse avec un acharnement incroyable toutes sortes de détails, de formules, d'accents, de formes, au milieu d'un monceau de chartes, de comptes, de fragments, de poussières. Tout compte ici ; pas un feuillet qui n'apporte sa découverte, et pas une ligne qui ne soit une révélation
Source : Gallica

Histoire d'une famille bourgeoise… (1853)

Ces souvenirs de l'enfance ont l'honneur de vivre et de mourir avec nous. Tout compte alors dans ces débris des printemps envolés : les premiers mystères de l'alphabet, les premiers sourires de la vieille grand'mère. Il y avait dans la ville de Rhodez un vieux cloître, et dans ce vieux cloître, où se plaisait l'enfant, vivait le vieux boulanger de MM. les chanoines, M. Bonald. La veille de chaque fête carillonnée, M. Bonald (c'était l'usage) pétrissait et mettait au four certain pâté de seigle du poids de trois livres, à trois cornes, comme au temps du roi Dagobert.
Source : Gallica

Histoire d'une famille bourgeoise… (1853)

Maître Jean Monteil suivait d'un regard indigné ces jeux sanglants de la fortune insolente. « A quoi s'amuse Jupiter ? s'écrie un philosophe. Il s'amuse en ce moment à exalter les choses viles, à abaisser les choses grandes ! » Ainsi pensait l'indigné Jean Monteil. Dans ces usurpations par force majeure, il voyait disparaître tous ses amis l'un après l'autre. Le premier qui disparut sous le couteau , son ami et son hôte, M. le baron d'Ussel, était, comme Nemrod, un grand chasseur devant le seigneur.
Source : Gallica

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