Résumé

L. Charon Une promenade philosophique et sentimentale au sentier Bournet… (1849)

Mais, dites-moi, vous parliez tout-àl'heure de l'homme qui a fait ce sentier, comme si, seul, il eût accompli cette tâche presque impossible ; car il faut une persévérance et un courage surhumains pour dompter seul le caractère sauvage de la nature en ces lieux, et la forcer à nous livrer passage dans les endroits mêmes où elle semblait s'être réservé la plus profonde solitude.
— Oh! vous n'y êtes pas encore!
reprit l'homme au fagot. Vous en verrez bien d'autres si vous suivez ce sentier jusqu'au bout! Et pourtant,
comme je vous l'ai dit, c'est un homme seul qui a fait tout cela.
Source : Gallica

L. Charon Une promenade philosophique et sentimentale au sentier Bournet… (1849)

Que la nature est une habile ouvrière! dit ce dernier en entrant dans ce petit cabinet de verdure; quel-
le est la main d'homme qui pourrait disposer avec une aussi gracieuse simplicité ces arbres, ces plantes grimpantes qui les enlacent de leurs plis ondoyants!. L'herbe même, qui couvre le sol, a le cachet de cette beauté sauvage qui ravit l'œil du véritable artiste!. Assurément, un homme religieux de l'antiquité n'aurait pas passé devant cette délicieuse retraite sans y voir Diane chasseresse au repos, ou au moins l'une des Dryades dotée par elle de l'empire de cette partie de la forêt.
Source : Gallica

L. Charon Une promenade philosophique et sentimentale au sentier Bournet… (1849)

Du nombre de ces arbres se
trouvent le bouleau, dont les branches timides s'inclinent humblement vers la terre, le baguenaudier, les verdoyantes touffes de houx, et plusieurs autres ressemblant, par leur attitude, à ce qu'on appelle le vulgaire, jeté par les circonstances dans la société des grands de la terre.
— Ah! voici l'entrée du sentier, s'écria Laure; comme ses sinuosités ménagent bien la pente! Quoiqu'on descende une haute montagne, on semble marcher à plat chemin.
Source : Gallica

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