Résumé

Stanislas Girardin Promenade ou Itinéraire des jardins d'Ermenonville… (1811)

Palémon fut un homme droit: Il a planté ce chêne.
Que ce bel arbre soit à jamais consacré A la droiture et à la probité ; Que la foudre et le méchant s'en écartent.
Le sentier s'éloigne de la rive fraîche et fleurie de la petite rivière, pour serpenter dans la forêt, et conduire à des points de vue dont le genre agreste rappelle ces scènes pastorales embellies par la brillante imagination des poëtes qui ont chanté les amours b des bergers et les mœurs du siècle d'or : il ramène ensuite sur le bord du ruisseau, à l'endroit où l'on a placé un petit obélisque.
Source : Gallica

Stanislas Girardin Promenade ou Itinéraire des jardins d'Ermenonville… (1811)

Une petite cascade d'une eau transparente, donne, par son doux murmure, un charme de plus à cette délicieuse retraite. C'est ici, peinture, qu'il faut quitter tes pinceaux; ce tableau n'est point fait pour toi; tu ne saurois rendre son effet séduisant ; tes droits finissent lorsque la nature cesse de parler aux yeux : c'est à la poésie à s'en emparer, lorsqu'elle parle à l'imagination ; c'est à la poésie seule qu'il appartient de donner l'idée d'un bocage où rien n'est pittoresque, et où tout est enchanteur
Source : Gallica

Stanislas Girardin Promenade ou Itinéraire des jardins d'Ermenonville… (1811)

Ce n'est qu'avec peine qu'on parvient à s'arracher d'un lieu fait pour plaire à tous les âges : la jeunesse voudroit y venir soupirer le plaisir, l'âge mûr y vivre de souvenances,, et la vieillesse y rêver l'avenir.
Le sentier serpente au gré d'un ruisseau que vous traversez sur un petit pont de bois; il vous conduit au bord d'un bassin d'une eau transparente et pure, qui vient tomber en différentes petites cascades, pour former le joli ruisseau qu'on vient de cotoyer. Auprès de la première chute, à l'ombre d'un saule pleureur, on aperçoit un monument dans le goût antique
Source : Gallica

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