Résumé

Portrait de Walter Scott Walter Scott Les fiançailles de Triermain

Non, madame, non ! ne pensez pas si défavorablement du prince Arthur ; ne croyez pas qu’il puisse abandonner le gage d’un amour mutuel : je jure par mon sceptre et mon épée, comme roi de la Bretagne et comme chevalier ; je jure que si vous me rendez père d’un fils, ce fils sera l’héritier d’un royaume ; mais si c’est une fille que m’accorde le destin, je veux, pour lui choisir un époux digne d’elle, que tous mes chevaliers combattent un jour entier en champ clos : mes chevaliers, les plus braves de la terre
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Portrait de Walter Scott Walter Scott Les fiançailles de Triermain

Où est la vierge mortelle digne d’être unie au baron de Triermain ? Elle doit être aimable, constante et tendre, pure, modeste, gaie, douce, affable, généreuse et d’un sang noble :... aimable comme le premier rayon du soleil qui perce les nuages d’une matinée d’avril ; constante comme la colombe privée de sa compagne ; tendre comme le ménestrel qui chante l’amour ; pure comme la source d’une grotte dont jamais le soleil n’a caressé l’onde argentée ; modeste comme la jeune fille qui aime sans espoir de retour et comme la prière du soir d’un ermite
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Portrait de Walter Scott Walter Scott Les fiançailles de Triermain

Le roi Arthur quitta les remparts de Carlisle après les fêtes de la Pentecôte : il voyageait en chevalier errant, et le soleil d’été embellissait de ses doux rayons les montagnes, la mousse des rochers et les vastes plaines. Au-dessus du sentier solitaire qu’il suivit, s’élevait le sommet escarpé de Glaramasa. Le soleil laissait tomber sa lumière au milieu des ombres des antres obscurs, quoique jamais aucun de ses rayons n’ait pu atteindre la surface de ce lac dont le sombre miroir reproduit encore l’image des étoiles quand la lumière du midi éclaire l’horizon.
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