Résumé

Portrait de Walter Scott Walter Scott Œuvres de Walter Scott

L’ÎLE.
I. Au point du jour, le coq de bruyère polit le noir plumage de ses ailes ; c’est le retour du matin qui fait répéter à la linote ses chants les plus doux ; tous les enfans de la nature sentent, avec le jour nouveau, les sources de la vie se ranimer en eux ; et, pendant que l’esquif qui porte l’étranger glisse en s’éloignant de l’île, l’influence propice de l’aurore inspire un vieux ménestrel [14] . Allan-Bane, aux cheveux blancs, on entendit sur le lac tes vers harmonieux, mariés aux accords de ta harpe :
II.
CHANT DU BARDE.
L’écume jaillit, étincelle,
Et disparaît sous l’aviron
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Redmond, Wilfrid, regardez !... Grand Dieu ! prends pitié de nous... C’est un inconnu qui s’avance ! — Il n’était que trop vrai... Bertram accourait d’un pas gigantesque ; arrivé au milieu de la salle, il s’arrête, et, élevant sa main menaçante, il s’écrie d’une voix terrible : — Qu’on ne fasse pas un pas qu’on ne dise pas une parole : il y va de la vie ! Les bandits suivent leur chef, et viennent en silence se placer derrière lui : l’écho répète le son effrayant de leurs pas mesurés. La lueur incertaine de la lampe éclaire leurs armes et leurs panaches flottans.
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Harpe du Nord, toi qui fus long-temps négligée sur l’ormeau magique dont l’ombrage protége la source de Saint-Fillan ! la brise faisait encore vibrer parfois tes cordes harmonieuses, lorsque le lierre jaloux est venu les entourer de ses festons de verdure... Harpe des ménestrels ! qui réveillera tes accords enchanteurs ? resteras-tu long-temps muette au milieu du frémissement du feuillage et du murmure des ruisseaux ? ne feras-tu donc plus sourire le guerrier et pleurer la jeune fille ?
Aux temps antiques de la Calédonie, tu mêlais toujours aux chants de fête tes sons mélodieux, alors que le lai d’un amour malheureux, ou l’hymne de la gloire, attendrissait les cœurs les plus farouches, et donnait du courage aux plus timides !
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