Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 25
“ Essaye ta harpe, Ossian, et commence tes chants; approchez, ô vents, et déployez toutes vos ailes; portez mes tristes accents jusqu'au palais aérien de Fingal, qu'il puisse entendre encore la voix de son fils, la voix du chantre des héros. Le vent du nord ouvre tes portes, ô Fingal; je te vois assis sur les vapeurs au milieu du faible éclat de tes armes. Tu n'es plus la terreur des braves. Ta substance n'est qu'un nuage pluvieux, dont le voile transparent nous laisse voir les yeux humides des étoiles. Ton bouclier est comme la lune à son déclin; ton épée est une vapeur à demi enflammée... ”
