Résumé

Pélage, ou Léon et les Asturies… (1826)

Il brave la tempête, encourage les siens, s'avance et poursuit Tarif, jusqu'au moment où la foudre, - déchirant avec fracas la nuée, embrase les deux armées, serpente, et frappe la terre au-devant du héros. Ses yeux éblouis se ferment; sa poitrine se serre avec douleur sur la vapeur sulfureuse ; son glaive erre au hasard, et son rival lui échappe.
Mais alors, de toute part, les Sarrasins cèdent; un s'éloigne, un autre le suit; leurs rangs s'entr'ouvrent, se confondent, se renversent, et présentent aux chrétiens qui proclament la victoire,
des groupes sans défense, fuyant vers Léon.
Source : Gallica

Pélage, ou Léon et les Asturies… (1826)

Tout dormait dans le vallon d'Amparo : le guerrier français seul, tourmenté du souvenir de ses malheurs, ne peut jouir de la fraîcheur de la nuit, ni goûter le doux sommeil. Enfin cédant à un pouvoir supérieur, il s'endort ; et le génie des Asturies, qui dans ces lieux était venu chercher des secours pour les chrétiens, se rend maître de l'ame du héros, et lui présente dans un songe le brillant tableau des combats.
Comme un étang calme, à la fin du jour, réfléchit l'image des cieux et des nuages, les montagnes, les rochers et les arbres d'alentour
Source : Gallica

Pélage, ou Léon et les Asturies… (1826)

L'ange des Asturies, sortant d'une grotte secrète, entend le bruit des armes et les clameurs du combat; il s'élance dans les airs, et voit l'armée de Muza enveloppant celle qu'il avait ralliée près de Juntoïca, celle qu'il avait quittée après deux victoires. Aussitôt, plein de la force du Dieu qui le dirige, il se découvre aux puissances infernales qui animaient leurs guerriers : l'atmosphère et la terre sont ébranlées, les arbres courbent leurs cîmes tremblantes, et le soleil, comme éclipsé, ne donne plus qu'une lueur sombre, semblable à la clarté d'un incendie nocturne.
Source : Gallica

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