Robert Southey

Résumé

Robert Southey,  Roderic, le dernier des Goths (1840)

“ Malheureux l'africain, dit-il en s'écriant, Alors qu'il sentira ton pouvoir foudroyant ! Elle vient, elle vient cette troupe barbare, Frères! à la charger que chacun se prépare ! Serrez vos rangs, marchez ! vengeance est votre mot ! Et ce mot dans les rangs vole et passe aussitôt. Le coeur l'a prononcé, la bouche le répète Et l'âme, par ce cri d'avance satisfaite, S'adresse à l'ennemi qu'elle veut défier: Lui, par ses cris aigus, au ciel vient d'envoyer Avec le nom d'Ackbar le nom de son prophète, Par qui doit s'obtenir la victoire complète. ”
Source : Gallica

Robert Southey,  Roderic, le dernier des Goths (1840)

“ On embrasse Pélage ; il embrasse à leur tour L'épouse et les enfans rendus à son amour; Tendre époux,tendre père, un instant il oublie Couronne, gloire, tout et jusqu'à la patrie. Ah! que l'homme mortel éprouve rarement, Sur la terre assailli de peines, de tourment, Cette extase céleste et ces pures délices Qui, le dédommageant des plus durs sacrifices, Lui donnent l'avant-goût du céleste bonheur. Si Pélage ressent quelque trouble en son coeur, Son bonheur en ce jour n'en a que plus de charmes, Et lui fait entrevoir la fin de ses alarmes. ”
Source : Gallica

Robert Southey,  Roderic, le dernier des Goths (1840)

“ Hier! j'ai dit encor que la vie éternelle Et les cieux avec moi ne pourraient contenir L'ennemi que j'avais résolu de haïr, Et du fond de mon coeur voilà ma voix mourante Qui s'élève au Seigneur et qui lui dit tremblante: Pardonne moi, grand Dieu! comme j'ai pardonné Du plus mortel affront le trait empoisonné ! De fatigue il s'arrête et ferme la paupière ; Mais après un instant la rouvre à la lumière, Et de nouveau s'écrie avec une chaleur Qui s'est avec élan ranimée en son coeur: Ton épouse n'est plus, ô Roderic! l'Eglise Peut relever des voeux ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature