Casimir Delavigne,
Théâtre de Casimir Delavigne. Série 3
(1852)
“ MORTINS. Pauvreté qui t'honore ! EDOUARD. Va m'endetter. MORTINS. Je veux l'embrasser de nouveau. Beau trait! EDOUARD. Qui me ruine. MORTINS. Il n'en est que plus beau. Voilà de ces vertus qu'on admirait dans Rome. EDOUARD. Laisse-là les Romains et prête-moi la somme. MORTINS. Que ne l'ai-je, Edouard ! je te la donnerais, Tu le sais; mais ma plume a beau se mettre en frais, L'enthousiasme est grand et l'argent toujours rare. Thomas Goff, le brasseur, est du sien moins avare : Que ne ferait-il pas pour toi, son député, Toi son élu, sa gloire et sa propriété ! ”
