El Cid

Définition et enjeux

Hippolyte Lucas,  Documents relatifs à l'histoire du Cid (1860)

“ Le Cid va partir, il serre sur son sein Chimène, qui vient de prier si éloquemment pour lui, et ses deux filles, doña Elvire et doña Sol. Ses larmes coulent sur sa barbe vénérable ; il se sépare de sa femme et de ses filles avec effort, comme l'ongle de la chair, como la uña de. la carne. Il se met en marche; il sort du pays avec une troupe qui s'est accrue de jour en jour, et tombe en toute occasion sur les Maures et leur enlève leurs troupeaux et pille leurs villes, entre autres Casteion, Alcocer. ”
Source : Gallica

Alphonse Willemaers,  Le Cid : son histoire, sa légende… (1873)

“ Près de trois années s'étaient écoulées depuis la bataille de Liantada (1) ; le nom du Cid, célèbre déjà par le siège de Sarragosse, par ses victoires sur deux rois chrétiens, par son habileté dans les conseils du roi, par sa valeur personnelle jointe à la noblesse de ses aïeux, et peut-être aussi par des excursions heureuses sur les territoires maures, allait encore acquérir un nouvel éclat dans une entreprise dont l'issue tragique eut un immense retentissement dans l'Espagne. ”
Source : Gallica

Alphonse Willemaers,  Le Cid : son histoire, sa légende… (1873)

“ Dors-tu ou veilles-tu, Rodrigue ?..
Je suis Lazare, je suis le lépreux que tu as si bien traité!
Tout ce que tu entreprendras, tu l'accompliras à ton honneur; ta gloire grandira chaque jour, tu seras craint des chrétiens comme des Maures, et tes ennemis ne pourront te nuire.
Cette légende (i) du lépreux a été magnifiquement développée par Guilhem de Castro, dans la Mocedades del Cid : le héros s'étant mis à table, exhorte ses compagnons à rendre hommage au patron de l'Espagne — chevalier lui aussi, mais chrétien
”
Source : Gallica

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