Charles-Félix de Monseignat Du Cluzel, Le Cid campeador : chronique tirée des anciens poèmes espagnols… (1853)
“ Rodrigue fut heureux de la proposition et l'accepta avec grande joie. Le roi, leur ayant pris la main à tous deux, reçut leur parole; et au moment d'embrasser sa fiancée, le Cid, tout ému, la regarda, et lui dit : « Chimène, j'ai tué ton père, mais non en trahison. Je l'ai tué corps à corps pour venger l'affront fait à ma race, parce que l'honneur l'exigeait. Aujourd'hui, pour un homme je te donne un homme, et en place d'un brave père, un brave époux. Désormais, et pour la vie, je suis à ta volonté. » Ces paroles du bon Cid furent approuvées de tous. ”
