“ Mon bras pour vous venger, armé contre ma flamme, Par ce coup glorieux m’a privé de mon âme ; Ne me dites plus rien ; pour vous j’ai tout perdu : Ce que je vous devais, je vous l’ai bien rendu. Don Diègue Porte, porte plus haut le fruit de ta victoire : Je t’ai donné la vie, et tu me rends ma gloire ; Et d’autant que l’honneur m’est plus cher que le jour, D’autant plus maintenant je te dois de retour. Mais d’un cœur magnanime éloigne ces faiblesses ; Nous n’avons qu’un honneur, il est tant de maîtresses ! L’amour n’est qu’un plaisir, l’honneur est un devoir. Don Rodrigue Ah ! ”
Don Diègue
Définition et enjeux
Citations sur “Don Diègue”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1885)
“ Pour relever le courage de son fils, don Diègue prend le chemin le plus rapide et le plus sur : il montre à son noble coeur des Maures à combattre, une patrie à défendre, des lauriers à conquérir; s'il cherche la mort, il la trouvera belle et glorieuse; ou plutôt, il reviendra triomphant, sur du pardon, avec l'espoir même de regagner le coeur de Chimène. C'est plus qu'il n'en faut : le jeune homme vole au combat sur les pas de son père. ”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1637)
“ Don Rodrigue Rodrigue, as-tu du cœur ? Tout autre que mon père L’éprouverait sur l’heure. Don Diègue L’éprouverait sur l’heure. Agréable colère ! Digne ressentiment à ma douleur bien doux ! Je reconnais mon sang à ce noble courroux ; Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte. Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ; Viens me venger. Don Rodrigue Viens me venger. De quoi ? Don Diègue Viens me venger. De quoi ? D’un affront si cruel, Qu’à l’honneur de tous deux il porte un coup mortel : D’un soufflet. L’insolent en eût perdu la vie ; Mais mon âge a trompé ma généreuse envie : ”
Casimir Delavigne,
Théâtre de Casimir Delavigne. Série 3
(1852)
“ RODRIGUE. Ah ! je l'admire, lui ; c'était là de la gloire !... Pourquoi m'en accabler? ELVIRE. Roulant dans sa mémoire L'insulte du Gormas, voyez-vous ce vieillard ? Il n'a pour ses amis parole ni regard ; De peur de les flétrir, sa honte, il la dévore ; Car d'un déshonoré l'haleine déshonore. Don Diègue attend son fils qui cherche l'offenseur, Et les mets qu'on lui sert sont pour lui sans douceur ; Il n'y saurait toucher; morne son front se penche, Et de longs pleurs muets mouillent sa barbe blanche. ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
“ Je vais vous l’apprendre, seigneur, repartit la dame, pour répondre à la confiance que vous venez de me marquer. Don Diègue de Lara, poursuivit-elle, était un cavalier fort bien fait ; mais quoiqu’il eût pour moi une passion violente, et que chaque jour il mît en usage pour me plaire tout ce que l’amant le plus tendre et le plus vif fait pour se rendre agréable à ce qu’il aime, quoiqu’il eût mille bonnes qualités, il ne put toucher mon cœur. L’amour n’est pas toujours l’effet des empressements ni du mérite connu. ”
André Bellessort,
Revue des Deux Mondes
“ Vous êtes un homme au-dessus des nuages. Ne parlez pas trop ; et que de votre auguste face impassible, la parole tombe comme l’éclair et la foudre... Qu’on introduise Chimène et don Sanche, Rodrigue et don Diègue, et qu’ils s’agenouillent au pied de l’estrade ! Chimène sait ce qu’elle doit dire ; et don Sanche doit réclamer comme elle la tête du meurtrier... Ne récriminez pas, seigneur don Sanche ! Nous vous réservons une minute glorieuse... Pour vous, don Diègue, vous trahirez la vérité par amour de votre fils : vous soutiendrez que c’est vous qui l’avez poussé à la vengeance. ”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1637)
“ Don Fernand Puisque vous le voulez, j’accorde qu’il le fasse ; Mais d’un guerrier vaincu mille prendraient la place, Et le prix que Chimène au vainqueur a promis De tous mes cavaliers ferait ses ennemis. L’opposer seul à tous serait trop d’injustice : Il suffit qu’une fois il entre dans la lice.Choisis qui tu voudras, Chimène, et choisis bien ; Mais après ce combat ne demande plus rien. Don Diègue N’excusez point par là ceux que son bras étonne : Laissez un champ ouvert, où n’entrera personne. Après ce que Rodrigue a fait voir aujourd’hui, Quel courage assez vain s’oserait prendre à lui ? ”
George Bousquet, Le Théâtre au Japon
“ Qu’on critique, si l’on veut, la lenteur de l’action, le choix des incidens et la minutie des détails, on n’en est pas moins forcé de reconnaître la justesse et la grandeur des sentimens. Est-ce à don Diegue, est-ce au vieil Horace ou à la mère des Machabées qu’il faut comparer cette femme, qui, résolue à voir périr son fils, a sourdement tout disposé pour en faire un vengeur, et l’envoie elle-même au combat, laissant son foyer presque vide? ”
Pedro Calderón de la Barca,
Théâtre de Calderón
“ Le plan de cette comédie nous semble combiné avec beaucoup d’art. L’arrivée à Valence de don Diègue et ensuite celle de don Pèdre sont heureusement imaginées et amènent les situations les plus intéressantes. Nous avons admiré comme une invention merveilleuse la scène où don Diègue, surpris dans la maison de Béatrix, se trouve amené à se faire passer pour l’amant de Léonor, — qui confirme sa déclaration et s’accuse sans le savoir. Le pire n’est pas toujours certain est d’une exécution fort soignée, et l’on y rencontre une foule de détails remarquables. ”
Antoine Laurent Apollinaire Fée,
L'Espagne à cinquante ans d'intervalle…
(1861)
“ Soudain il fait venir ses fils, et , prenant tour à tour leur main délicate dans sa main osseuse, il la serre avec force. La douleur qu'ils éprouvent leur arrache des larmes et ils demandent grâce; mais quand vint le tour de Rodrigue, l'aîné de tous, il s'écria furieux: «Lâchez-moi père, lâchez-moi, car, de par le Christ, si je n'étais votre fils, au lieu de me plaindre en paroles, cette main que vous maltraitez, à défaut de dague ou de poignard, vous arracherait les entrailles.» Cet emportement plut au vieux don Diègue ; il y vit la preuve d'un noble coeur. ”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1885)
“ Don Diègue connaissait l'amour de Rodrigue : il savait quel sacrifice il imposerait au coeur de son fils. Cette beauté manque dans le poème espagnol, où le père ignore l'amour de Rodrigue et de Chimène. ACTE I, SCÈNE VI 71 D. RODRIGUE. Le...? D. DIÈGUE. Ne réplique point, je connais ton amour; Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour (1) . Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense. Enfin tu sais l'affront, et tu tiens la vengeance (2) : Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi (3) ; Montre-toi digne fils d'un père tel que moi. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Nouveaux lundis. Tome 7
(1863-1870)
“ La scène où don Diègue remet à Rodrigue son épée et sa vengeance a d'ailleurs toute la vigueur et même la crudité de ton que comportent nos moeurs : CORNEILLE. 207 Ce n'est que clans le sang qu'on lave un tel affront; Meurs ou tue Le mot est d'une assez belle rudesse, la seule qu'une oreille française pût supporter. Le nom de l'insulteur, de l'homme redoutable, du père de Chimène, est lancé à la fin comme une flèche, et don Diègue s'éclipse en s'écriant : Va, cours, vole, et nous venge! C'est sans réplique; c'est rapide et enlevant. ”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1637)
“ Par un heureux hymen étouffer ce discord. Chimène Je le souhaite ainsi plus que je ne l’espère : Don Diègue est trop altier, et je connais mon père. Je sens couler des pleurs que je veux retenir ; Le passé me tourmente, et je crains l’avenir. L’Infante Que crains-tu ? d’un vieillard l’impuissante faiblesse ? Chimène Rodrigue a du courage. L’Infante Rodrigue a du courage. Il a trop de jeunesse. Chimène Les hommes valeureux le sont du premier coup. ”
Eugène Rambert,
Corneille, Racine et Molière. Deux cours sur la poésie dramatique française au XVIIe siècle…
(1861)
“ Don Diègue reconnait son ennemi, quoique sous la livrée de la mort, et s'écrie : « Rodrigue, fils de mon âme, recouvre cette tête, de peur que ce ne soit une autre Méduse qui me change en rocher, et que mon malheur ne soit tel qu'avant de t'avoir remercié mon cœur se fende avec un si grand sujet de joie ! » 0 infâme comte Loçano ! le ciel me venge de toi, et mon bon droit a donné contre toi des forces à Rodrigue. » Pour le héros français, l'honneur est un culte; pour le héros espagnol, c'est plus qu'une passion, c'est une sorte de rage. ”
Bernard Jullien, Petit traité de rhétorique et de littérature (1856)
“ Le comte de Gormas et don Diègue entrent ensemble, et leur dispute, terminée par l'outrage le plus impardonnable, amène la scène du désespoir de don Diègue, puis son appel à la vengeance de Rodrigue, et enfin le monologue de celui-ci. ”
Eugène Gandar, Bossuet orateur : études critiques sur les sermons de la jeunesse de Bossuet… (1880)
“ Jésus, qui s'offre à son père pour le rachat des pécheurs, lui dit : « Quand les bras ou les autres membres ont failli, c'est assez de punir le chef. 2 » Don Diègue, qui voulait mourir pour sauver son fils, disait au roi : Quand le bras a failli, l'on en punit la tête 3. ”
Jean-Pierre Claris de Florian,
Oeuvres de Florian. Tome 3
(1820)
“ Ainsi je rencontre sur mon chemin des lions , je les attaque sans hésiter : je sais que cette entreprise peut paraître téméraire ; je sais que la vraie valeur est aussi loin de la témérité que la crainte : mais en vertu, seigneur don Diègue, en morale, surtout en courage, il vaut mieux risquer de passer le but que de demeurer en-deçà. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Nouveaux lundis. Tome 7
(1863-1870)
“ « Nous vous le dirons, seigneur, car nous n'avons nul motif pour vous le cacher : nous sommes filles du comte don Gormaz, et vous l'avez envoyé tuer. Vous nous avez pris nos frères, et vous les retenez ici; et nous, nous sommes des femmes, de sorte que nous n'avons personne qui nous protége. » Alors don Diégue dit : « Ce n'est pas moi que vous devez accuser ; demandez-les à Rodrigue, s'il veut vous les rendre. J'en atteste le Christ, je n'en aurai nul chagrin. » Rodrigue entendit cela ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Nouveaux lundis. Tome 7
(1863-1870)
“ Rodrigue, après les premiers mots de compliment à son père, essaye de se lamenter sur son amour, sur la perte de son bonheur. Don Diègue le relève, le remet, dans le ton généreux : il n'est pas temps de gémir ni de mourir; de nouveaux dangers l'appellent : et ici se présente l'épisode des Maures à combattre et cette occasion soudaine, développée dans un si beau récit, cette fois tout cornélien et original : Il n'est pas temps encor de chercher le trépas ”
Victor Hugo,
Revue des Deux Mondes
“ Après le dîner, Joanny, qui a des cheveux blancs les plus beaux du monde, s’est levé, a empli son verre, et s’est tourné vers moi. J’étais à sa droite. Voici littéralement ce qu’il m’a dit ; je rentre, et j’écris ses paroles : — Monsieur Victor Hugo, le vieillard maintenant ignoré qui remplissait, il y a deux cents ans, le rôle de Don Diègue dans le Cid n’était pas plus pénétré de respect et d’admiration devant le grand Corneille que le vieillard qui joue Don Ruy Gomez ne l’est aujourd’hui devant vous. ”
Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ Mais avant que sortir, viens, que ton roi t'embrasse. (Don Rodrigue rentre [482] .) DON DIÈGUE.Chimène le poursuit, et voudroit le sauver.1335DON FERNAND.On m'a dit qu'elle l'aime, et je vais l'éprouver [483] . Montrez un œil plus triste [484] .176SCÈNE V. DON FERNAND, DON DIÈGUE, DON ARIAS, DON SANCHE, DON ALONSE, CHIMÈNE, ELVIRE.DON FERNAND.Enfin soyez contente, Chimène, le succès répond à votre attente: Si de nos ennemis Rodrigue a le dessus, Il est mort à nos yeux des coups qu'il a reçus;1340 Rendez grâces au ciel, qui vous en a vengée. (A don Diègue [485] .) ”
María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin, Histoire de la Soeur Inès (1832)
“ Combattue par tant de sentimens divers, je passais de la plus vive agitation au découragement le plus complet. Don Diégo craignant pour ma santé et peut-être pour ma vie, n'insista pas sur ses projets de fuite, mais il me proposa d'écrire à mon frère, en lui exposant ma situation et les circonstances qui l'avaient précédée, le priant de venir à mon secours. Aidé par lui et par un de ses oncles, cardinal à Rome, don Diégo espérait faire annuler mes voeux. ”
Francisco de Quevedo y Villegas, Don Pablo de Ségovie
“ « Jeune seigneur, avec de pareilles leçons, vous vous formerez et vous vieillirez. » Le curé : « Je suis prêtre, je dirai des messes pour vous. » Le maudit étudiant criait de toutes ses forces : « Monsieur mon cousin, grattez-vous une autre fois, quand cela vous démange, et non après. » Et l’autre : « Que la gale vous vienne, seigneur Don Diégo ! » ”
María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin, Histoire de la Soeur Inès (1832)
“ « Dieu seul est mon avenir.» Je prononçai ces dernières paroles avec calme , mais sans regarder don Diégo.... — « Piédad, je ne vous « comprends pas... Ah! montrez-moi, « de grace , votre ame tout entière , « et si je dois renoncer au bonheur « de ma vie, que je puisse au moins « être rassuré sur le vôtre ! » —Je gardais le silence. Des larmes abondantes inondaient mon visage... Don Diégo 43 pressait mes mains dans les siennes. Son regard pénétrant semblait vouloir plonger jusqu'au fond de mon coeur ; mais la tendresse et la douleur me rendaient incapable de prononcer un mot. ”
Francisco de Quevedo y Villegas, Don Pablo de Ségovie
“ « Jésus ! s’écriait Don Diégo, comment, ressembler ! La taille, le parler, les gestes sont les mêmes ; je n’ai jamais rien vu de pareil ! Oui, monsieur, je vous proteste que c’est une chose fort étonnante et que de ma vie je n’ai vu deux personnes qui aient un rapport aussi parfait. » Les vieilles, la tante et la mère l’interrompirent alors, en disant : « Comment est-il possible qu’un homme d’un rang si supérieur ressemble à un coquin aussi vil que celui-là ? » ”
Louis de Viel-Castel,
Revue des Deux Mondes
“ Dans les remontrances que lui fait entendre un ami pour l’engager à modérer les manifestations par trop choquantes de sa vanité puérile, don Diégo ne voit que l’expression de l’envie qu’excite sa supériorité. Les paroles de mépris et de colère qu’arrache à sa fiancée l’imperturbable assurance avec laquelle il l’aborde, comme si, dès la première vue, elle ne pouvait manquer de lui donner son cœur, lui paraissent l’explosion d’une jalousie passionnée. Tout ce qui devrait l’éclairer contribue ainsi à accroître son aveuglement. ”
Francisco de Quevedo y Villegas, Don Pablo de Ségovie
“ Cependant je me félicitai en partie ; car tel est l’effet des vices dans les parents qu’ils consolent les enfants des disgrâces qui leur arrivent, quelques grandes qu’elles soient. Je courus trouver Don Diégo, qui lisait la lettre de son père, lequel, informé de mes espiègleries, le rappelait auprès de sa personne et lui mandait de ne pas m’emmener avec lui. ”
“ Pauvre duc! vous croyez qu'on oublie du jour au lendemain un homme comme don Diego! Vous pensez qu'on met au monde un enfant comme mon fils, qui est né marquis, pour en faire cadeau à une poitrinaire! Vous admettez que j'aie demandé à Dieu pendant trois ans la mort de mon mari, moi qui ne prie jamais, pour ne rien faire de ma liberté! Vous supposez que Chermidy est allé se faire tuer à Ky-Tcheou, par les petits Chinois, pour que je reste veuve à perpétuité! ”
María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo Merlin, Histoire de la Soeur Inès (1832)
“ Mon coeur était oppressé de sa douleur et de la mienne... « Dieu de clémence,» m'écriai-je dans une angoisse inexprimable , « prends « pitié de ma détresse ! mais si je dois « périr que ma résignation dans ce « moment fatal rachète la tranquillité « de don Diégo ! et s'il faut pour son « bonheur que je sois effacée de son « souvenir, qu'il m'oublie et qu'il soit « heureux!...» En prononçant ces paroles, je ne pus retenir mes larmes, et je fus abîmée dans ma douleur... Je 214 tâchai de reprendre un peu d'empire sur mon ame, en entendant revenir les religieuses. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Nouveaux lundis. Tome 7
(1863-1870)
“ Le comte sort à la tête de cent chevaliers gentilshommes et se met à défier Diègue, fils de Laïn Calvo : « Laissez mes lavandières, fils de l'alcade citadin... » Il paraît que Diègue était d'une origine immédiatement bourgeoise ou citadine, quoiqu'il prétendît à une descendance royale éloignée. Et le comte le défie avec injure : « Vous n'êtes pas gens à m'attendre, tant contre tant. » Le défi est accepté par un des frères de Diègue : « Cent contre cent, nous vous combattrons volontiers, et à un pouce de distance. » ”
Various, L'Illustration, No. 0075, 1 August 1844
“ Diegarias s'est retiré avec Inès dans une sombre demeure. Là, il vit avec son ressentiment, et cherche comment il pourra prendre sa revanche contre don Juan et contre le roi. L'occasion ne se fait pas attendre, le roi est besogneux, comme on sait: l'habileté de Diegarias pouvait seule pourvoir à ses dépenses folles. Maintenant que Diegarias n'est plus là. Sa Majesté ne sait à quels écus se vouer; il s'en vient donc trouver secrètement Diegarias. «Donne-moi de l'argent, dit-il.--Oui, répond l'autre, à condition que tu feras exécuter don Juan à mort.--Eh bien, soit!» dit le roi. ”
